Garfieldd
J’avais promis Ă Thomas un billet sur la notion de pornographie, mise crĂ»ment en lumière par l’affaire Garfieldd. Mais avant cela, j’aimerai me placer sur un terrain plus politique et rappeler Ă notre très dĂ©mocrate et très chrĂ©tien ministre de l’Ă©ducation nationale que des rĂ©volutions ont dĂ©jĂ dĂ©marrĂ©, dans notre vieux pays, après que le pouvoir eut pris de mesures dĂ©raisonnablement restrictives de la libertĂ© de la presse.
J’en conviens, l’ambiance n’est plus Ă brĂ»ler l’ElysĂ©e ou la rue de Grenelle, et il ne faut pas comparer directement les blogs et la presse. Mais les blogs sont lĂ , et bien lĂ , et ils constituent une forme d’expression et d’information que les citoyens apprĂ©cient de plus en plus. Aussi regrettable que cela soit pour un pouvoir Chiraquien en fin de règne, et plus gĂ©nĂ©ralement pour une classe politique inapte Ă tracer clairement des perspectives d’avenir, beaucoup de citoyens ont, comme Garfieldd, des choses qui dĂ©rangent Ă dire. La bronca que cette affaire a dĂ©clenchĂ©e montre suffisament que cela n’est pas prĂŞt de s’arrĂŞter.
Merci Garfieldd.