Ségolène Royal et le contrôle de légalité
Selon Le Monde, SĂ©golène Royal,”la candidate non dĂ©clarĂ©e Ă l’investiture de son parti pour 2007, vient d’ailleurs d’interdire, Ă l’issue d’une dĂ©libĂ©ration de son conseil, tout versement d’aides rĂ©gionales pour l’emploi aux entreprises qui utiliseraient des contrats nouvelles embauches (CNE) et des CPE.” La prĂ©sidente de Poitou-Charentes pose deux problèmes intĂ©ressants. Est-il juridiquement possible, pour une collectivitĂ© territoriale, de conditionner l’obtention d’une subvention au non-usage d’une loi valablement promulguĂ©e ? Au delĂ du problème juridique, est-il lĂ©gitime d’appeler ainsi Ă la dĂ©sobĂ©issance civile ?
(note: on utilise l’abrĂ©viation de CGCT dans ce billet pour faire rĂ©fĂ©rence au Code GĂ©nĂ©ral des CollectivitĂ©s Territoriales)
Sur le conditionnement d’une subvention au non-usage d’une loi
Les rĂ©gions ont pour compĂ©tence, entre autres, “dans le respect des attributions des dĂ©partements et des communes et, le cas Ă©chĂ©ant, en collaboration avec ces collectivitĂ©s et avec l’État, de contribuer au dĂ©veloppement Ă©conomique, social et culturel de la rĂ©gion par […] toutes interventions dans le domaine Ă©conomique” (article L4211-1 CGCT) C’est donc dans le cadre de cette compĂ©tence Ă©conomique, que “le conseil rĂ©gional dĂ©finit le rĂ©gime et dĂ©cide de l’octroi des aides aux entreprises dans la rĂ©gion qui revĂŞtent la forme de prestations de services, de subventions […]” (article L1511-2 CGCT). En première analyse, la dĂ©libĂ©ration que nous considĂ©rons, si elle entre bien dans le domaine de compĂ©tence de la rĂ©gion, passe donc outre toute collaboration avec l’Etat, puisqu’elle vise prĂ©cisĂ©ment Ă annuler les effets de la politique dĂ©cidĂ©e par celui-ci en matière d’emploi des jeunes.
Notons au passage que nous ne sommes pas dans l’exercice d’un droit d’expĂ©rimentation si cher Ă Jean-Pierre Raffarin. Car si “les collectivitĂ©s territoriales ou leurs groupements peuvent, lorsque, selon le cas, la loi ou le règlement l’a prĂ©vu, dĂ©roger, Ă titre expĂ©rimental et pour un objet et une durĂ©e limitĂ©s, aux dispositions lĂ©gislatives ou rĂ©glementaires qui rĂ©gissent l’exercice de leurs compĂ©tences” (article 72 de la constitution), la loi n’a rien prĂ©vu de tel dans le cas qui nous intĂ©resse, et la rĂ©gion Poitou-Charentes ne peut donc se prĂ©valoir de cette disposition pour court-circuiter les politiques d’Etat. Comment celui-ci peut-il alors rĂ©agir ?
Pour toutes les collectivitĂ©s territoriales, il existe un mĂ©canisme, dit de dĂ©fĂ©rĂ© prĂ©fectoral, qui prĂ©voit que les actes des collectivitĂ©s territoriales sont transmis au reprĂ©sentant de l’Etat (le prĂ©fet en l’occurence) qui, s’il a des doutes sur la lĂ©galitĂ© de l’acte concernĂ©, peut saisir le tribunal administratif. Ce mĂ©canisme, rĂ©gi dans le cas des rĂ©gions par les articles L4142-1 et suivants du CGCT, substitue donc un contrĂ´le a posteriori au contrĂ´le a priori qui avait lieu avant la loi de dĂ©centralisation de 1982. Je ne sais pas si le prĂ©fet de la rĂ©gion Poitou-Charentes a exercĂ© ce droit; mais je serais surpris qu’il ne le fasse pas.
Cette dĂ©libĂ©ration crĂ©e en effet une rupture d’Ă©galitĂ© entre les sociĂ©tĂ©s qui utilisent le CPE ou le CNE (qui sont privĂ©es de subvention) et celles qui ne l’utilisent pas (et qui sont potentiellement susceptibles d’obtenir une subvention). Pour s’assurer que cette rupture d’Ă©galitĂ© n’est pas illĂ©gale, les tribunaux vĂ©rifient que la diffĂ©rence de traitement (ici l’attribution ou non d’une subvention) est justifiĂ©e par la diffĂ©rence de situation (ici l’utilisation ou non du CNE ou du CPE). Dans ce cas-lĂ , il me semble pour le moins contestable de discriminer deux sociĂ©tĂ©s dont la situation Ă©conomique est exactement la mĂŞme sur la seule base des contrats de travail - tous lĂ©gaux, faut-il le rappeler - qu’elles proposent Ă leurs nouveaux employĂ©s. On peut aussi trouver pour le moins contestable qu’une entreprise ait droit Ă des subventions pour la simple raison qu’elle se trouve par pur hasard ne pas avoir embauchĂ© de jeune de moins de 26 ans, alors qu’elle aurait peut-ĂŞtre aimĂ© le faire, et en CPE.
Il n’est donc pas difficile de considĂ©rer, Ă la suite du Conseil d’Etat dans l’arrĂŞt de section du 9 mars 1951 SociĂ©tĂ© des concerts du conservatoire, que la rĂ©gion Poitou-Charentes “ a usĂ© de ses pouvoirs pour un autre but que celui en vue duquel ils lui sont confĂ©rĂ©s, et a mĂ©connu le principe d’Ă©galitĂ© qui rĂ©git le fonctionnement des services publics.” et la rĂ©glementation Ă©conomique (CE, 22 mars 1950, SociĂ©tĂ© des ciments français )
Sur le problème politique et moral
La question de savoir si on peut sciemment prendre des dispositions illĂ©gales a Ă©tĂ© soulevĂ©e rĂ©cemment par Paxatagore dans le cas de la lĂ©gislation anti-avortement du Dakota. Dans le cas Ă©voquĂ© ici, nous sommes dans une situation diffĂ©rente: il ne s’agit pas de triturer les institutions pour forcer la cour suprĂŞme Ă se prononcer; il s’agit d’une prise de position politique.
On peut y voir bien sĂ»r le dĂ©sir de se marquer Ă gauche de la part d’une prĂ©sumĂ©e candidate Ă la prĂ©sidentielle de 2007, prĂ©sumĂ©e candidate Ă laquelle certains au Parti Socialiste reprochent un positionnement très centrĂ©. Au-delĂ de la course Ă qui est plus Ă gauche que qui, très en vogue en ce moment, au delĂ de l’importance indĂ©niable de l’Ă©chĂ©ance de 2007, il est certain qu’un procès sur la question pourrait servir de caisse de rĂ©sonnance utile pour tirer un profit politique du mouvement social actuel, quand bien mĂŞme cette dĂ©libĂ©ration serait annulĂ©e. C’est la stratĂ©gie de rupture appliquĂ©e Ă la politique - le risque personnel en moins, car quand on met en place une dĂ©fense de rupture en matière pĂ©nale, on risque le plus souvent gros.
MalgrĂ© tout le mal que je pense du CPE, et malgrĂ© ma conviction que l’opposition doit servir de dĂ©bouchĂ© politique au mouvement social, je pense que SĂ©golène Royal est allĂ©e ici un cran trop loin. A une Ă©poque oĂą l’Etat voit son rĂ´le diminuĂ© d’un cĂ´tĂ© par les institutions europĂ©ennes et de l’autre les Ă©chelons sub-Ă©tatiques, je ne pense pas souhaitable de voir la loi, expression de la volontĂ© nationale, remise en cause par des instances d’une portĂ©e aussi limitĂ©e et d’une lĂ©gitimitĂ© aussi restreinte qu’un conseil rĂ©gional. Le CPE doit donc ĂŞtre abrogĂ© par le Parlement, et si cela arrive, cela sera une victoire Ă la symbolique autrement plus grande que celle de le voir petitement mis Ă mal en Poitou-Charentes.
Paxatagore a dit :
Je partage votre analyse. Une lĂ©gère remarque de formulation : dans votre introduction, vous Ă©crivez : “Est-il juridiquement possible, pour une collectivitĂ© territoriale, de conditionner l’obtention d’une subvention Ă la non-observation d’une loi valablement promulguĂ©e ?”. Le terme “non-observation” me paraĂ®t un peu fort, et je prĂ©fère la formulation que vous adoptâtes dans le sous titre : “le non-usage”.
Lundi 20 mar 2006 à 09:05
groM a dit :
Vous avez raison, c’est corrigĂ©. Et j’aime beaucoup votre usage du passĂ© simple
Lundi 20 mar 2006 à 10:30
Flagada a dit :
Le fait que la loi impose par ailleurs aux caisses sociales, qui, en thĂ©orie, sont responsables de leur Ă©quilibre financier et par ailleurs co-financent l’activitĂ© de certaines collectivitĂ©s territoriales dans le domaine dans le secteur social justement ne pourrait-il pas ĂŞtre un argument, dans la mesure oĂą l’Ă©tat ne compense nullement la perte de cotisations qu’il impose ?
Par ailleurs, n’est-il pas Ă©vident du fait des rĂ©ductions de charge qu’il existera une distorsion de concurrence entre entreprises employant ces nouveaux contrats et entreprises refusant de les employer, laquelle distorsion pourrait ĂŞtre compenser Ă supposer qu’il existe rĂ©ellement une possibilitĂ© de choix pour une entreprise ente utiliser ces nouvelles dispositions du code du travail ou sauhaiter ne pas ĂŞtre obligĂ©e d’y recourir pour rester compĂ©titive.
En rĂ©sumĂ©, que dire lorsqu’une entreprise dĂ©clarera souhaiter, pour rester compĂ©titive, licencier tout son personnel pour ne dĂ©clarer souhaiter embaucher qu’en CPE/CNE ?
Lundi 20 mar 2006 à 11:20
groM a dit :
Je ne connais pas assez les modes de financement des collectivitĂ©s territoriales dans le domaine de l’action sociale pour rĂ©pondre Ă votre première question. J’ai toutefois peur, intuitivement, que cet argument ne soit pas très opĂ©rationnel.
Pour ce qui est de la distorsion de concurrence entre entreprises, je ne crois pas non plus que cela puisse ĂŞtre un argument de poids: deux entreprises de mĂŞme taille sont dans la mĂŞme situation du point de vue de la loi, et le choix d’utiliser ou non des CPE/CNE relève de leur propre choix. Si on suivait votre raisonnement, les entreprises qui dĂ©cident de payer leur salariĂ©s au-dessus du SMIC pourraient se plaindre d’une distorsion de concurrence par rapport Ă celles qui les payent au SMIC.
Quant au cas que vous Ă©voquez, d’une entreprise qui licencierait tout son personnel pour embaucher en CPE/CNE, plusieurs remarques:
* Les employĂ©s licenciĂ©s le seraient suivant le droit commun du travail. L’employeur devrait donc fournir un motif “rĂ©el et sĂ©rieux”, et je pense que les tribunaux seraient particulièrement attentif Ă ce motif dans un cas pareil;
* Si on propose Ă certains employĂ©s de les rĂ©-embaucher ensuite en CPE, il est vraisemblable que ceux-ci pourraient se retourner contre l’entreprise invoquant que leur contrat est entachĂ© d’un vice du consentement, voir de dol. Cette situation s’apparenterait en effet clairement Ă du chantage: le CPE ou le chĂ´mage. Ces employĂ©s pourraient donc raisonnablement obtenir des dommages-intĂ©rĂŞts.
* Je ne crois pas beaucoup Ă ce type de truandage; outre qu’il est très voyant, il poserait de rĂ©els problèmes Ă l’entreprise en matière d’organisation et de continuitĂ© de service. Je crois beaucoup plus Ă des micro-chantages du type de celui qui a rĂ©cemment Ă©tĂ© sanctionnĂ© par les prud’hommes Ă propos d’un CNE. Ce n’est pas pour ça que le CPE/CNE n’est pas dangereux !
Lundi 20 mar 2006 à 13:04
Joe a dit :
En fait votre analyse a une lacune : ce que font les rĂ©gions (dĂ©jĂ depuis un certain temps) c’est de dĂ©finir, lorsqu’elle attribuent des aides Ă l’emploi, le type d’emploi qu’elle “achĂ©tent” ainsi. Et baser les aides sur le nombre d’emploi en CDII, Ă l’exclusion du reste ne me semble ni illĂ©gal, ni aller contre la loi (les regions ont le droit de dĂ©finir ce qu’elles achètent, dès lors que les choix sont en lien avec le mandat des Ă©lus).
Lundi 20 mar 2006 à 13:15
groM a dit :
@Joe: est-ce qu’Ă votre connaissance, il y a dĂ©jĂ quelqu’un (par exemple une entreprise qui n’a pas eu de subventions car elle a des gens en CDD et que la rĂ©gion ne subventionne que les entreprises qui prennent des gens en CDI) qui s’est plaint ? En fait, la principale faiblesse de mon analyse, c’est que ce n’est pas un commentaire d’arrĂŞt !
Lundi 20 mar 2006 à 13:25
Flagada a dit :
Sauf erreur de ma part, les collectivitĂ©s territoriales sont d’ores et dĂ©jĂ libres de conditionner d’Ă©ventuelles subventions aux entreprises Ă la dĂ©tention de certains labels (cas du subventionnement du tourisme vert, par exemple).
En pratique, obtenir un label vert pour une entreprise touristique consiste Ă s’engager Ă ne pas employer toutes les possibilitĂ©s que la loi lui donne pour se contraindre volontairement au cahier des charges du label.
Imaginer un label social pour les entreprises est tout à fait envisageable : ce label pourrait, par exemple, inclure dans son cahier des charges des éléments comme, par exemple, le recours aux CPE, CNE, ou temps partiel imposé. Evidemment, un effort de présentation sera nécessaire.
Lundi 20 mar 2006 à 16:59
Grobert a dit :
Je crois juridiquement invalide (et politiquement dangereux) d’interdire de subvention une entreprise qui utiliserait des CPE.
Par contre retourner ceci de façon positive, par exemple en une aide aux emplois en CDI, ne possède aucun de ces inconvénients (notons la différence : une entreprise pourrait à la fois employer des CPE non aidés par la région et aussi des CDI qui eux seraient aidés).
Politiquement, c’est beaucoup plus porteur car on AIDE l’emploi stable, mais on ne PENALISE plus.
Lundi 20 mar 2006 à 23:06
somni a dit :
L’article 1511-2 du CGCT dispose que ” Sans prĂ©judice des dispositions de l’article L. 1511-3, de l’article L. 1511-5, du titre V du livre II de la deuxième partie et du titre III du livre II de la troisième partie, le conseil rĂ©gional dĂ©finit le rĂ©gime et dĂ©cide de l’octroi des aides aux entreprises dans la rĂ©gion qui revĂŞtent la forme de prestations de services, de subventions, de bonifications d’intĂ©rĂŞt, de prĂŞts et avances remboursables, Ă taux nul ou Ă des conditions plus favorables que celles du taux moyen des obligations” et “Les aides accordĂ©es par les collectivitĂ©s territoriales ou leurs groupements au titre du prĂ©sent article et de l’article L. 1511-3 ont pour objet la crĂ©ation ou l’extension d’activitĂ©s Ă©conomiques.” Par ailleurs, l’article 1511-3 dispose qu’un convention est conclue avec le bĂ©nĂ©ficiaire. Il existe des règles de plafond et de zone, dĂ©terminĂ©es par dĂ©cret en CE.
Les rĂ©gimes d’aides doivent ĂŞtre notifiĂ©s par l’Etat Ă la commission. Je ne pense pas a priori que le droit communautaire puisse s’accomoder de formes de discrimination selon l’utilisation que est faite des ressources prĂ©vues par la loi en matière de contrat de travail. Par ailleurs, en droit interne, je ne vois pas ce que viennent faire ces considĂ©rations sociales, aussi essentielles soient-elles, dès lors qu’il s’agit d’aides Ă la crĂ©ation et Ă l’extension d’activitĂ©s Ă©conomiques. En la matière, en subordonant son aide Ă l’exclusion par le bĂ©nĂ©ficiaire d’une disposition d’ordre social figurant dans le code du travail, le conseil rĂ©gional sortirait de son domaine de compĂ©tence.
Au delĂ , je pense qu’il faut fermement condamner ce genre d’intiative, contraire Ă l’Ă©galitĂ© des citoyens devant la loi. L’opposition au CPE (que je partage) ne doit pas nous faire accepter n’importe quoi.
Mardi 21 mar 2006 à 17:45
franck a dit :
Ségolène Royal va bien être invitée officiellement par les autorités israéliennes dans quelques jours.
Cette information nous a été transmise par une personnalité israélienne de premier plan que nous avons rencontré ce matin à Tel-Aviv.
Le silence de Ségolène Royal sur sa vision du “Moyen-Orient et d’Israël” va donc se terminer si elle accepte finalement cette invitation.
L’étape “Israël et Moyen-Orient” est critique et indispensable pour tout candidat déclaré, surtout pour la fonction présidentielle.
Des initiatives nouvelles ont lieu entre la France et Israël en 2005-2006. La Fondation France-Israël est en train d’émerger et la coopération bi-nationale dans le domaine militaire et civil redécolle.
Que se passera t-il, sur le volet de la coopération économique bi-nationale, si Ségolène Royal accède à la fonction suprême en France ? Peut-on s’attendre à de nouvelles initiatives ?
Ses réponses devraient donc émerger. Ségolène Royal va bien être invitée dans un cadre économique et politique par les autorités israéliennes.
Il lui sera bien difficile de résister à toute invitation provenant d’Israël. Le volet “Moyen-Orient” est essentiel pour la diplomatie économique et politique française.
Au départ, de nombreuses hésitations ont eu lieu du côté israélien concernant cette invitation. En effet, la candidate potentielle à la présidence est peu connue dans le pays.
Les diplomates en poste à Paris s’expriment peu sur ce volet mais ils sont “OK” pour cette invitation.
La prochaine visite de Ségolène Royal aux Etats-Unis va être observée avec attention par la presse israélienne qui a “mis sous observation” la candidate.
Les correspondants de la presse israélienne à Paris sont tous en train de préparer des portraits de la candidate. Ils sont tous à l’affût de la moindre indiscrétion sur sa position vis à vis d’Israël et sont en train déjà de présenter Ségolène Royal comme une personnalité assez ouverte au dialogue franco-israélien et peu bloquée sur des positions “doctrinales”. En cherchant dans les moteurs de recherche (google et autres) aucune déclaration ne ressort.
Les journalistes israéliens tentent de prendre la position de François Hollande vis à vis d’Israël et l’attribue directement à Ségolène Royal qui “est une candidate socialiste”.
Sa vie familiale a été passée à la loupe et il en ressort des anecdotes assez amusantes sur la (bonne) relation de ses enfants avec des amis juifs.
Les personnalités socialistes que nous avons interrogé pour israelvalley.com ne savent rien sur le fond de sa position vis à vis d’Israël.
Tous pensent qu’en général la candidate n’aura aucun à priori négatif sur les relations économiques France-Israël.
Selon Wikipedia : “Conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle est remarquée par Jacques Attali (comme François Hollande), et devient de 1982 à 1988 conseillère technique au secrétariat général de la Présidence de la République, chargée d’abord de la jeunesse et des sports, puis des affaires sociales.”
Si Jacques Attali fait toujours partie de son entourage direct (comme le dit clairement la presse nationale) il est certain que Ségolène Royal détient certainement par ce biais une ouverture exceptionnelle de contacts avec Israël industriel économique et politique.
Mercredi 24 mai 2006 à 12:16
chaussette online a dit :
SĂ©golène Royal, dont le plaidoyer sĂ©curitaire jette le trouble au Parti socialiste et suscite l’ironie Ă droite, a niĂ© emboĂ®ter le pas de Nicolas Sarkozy, se plaçant “sur le terrain, auprès des gens qui souffrent.
On croit en vous Segolene !
Vendredi 2 juin 2006 à 21:46
BloghorrĂ©e » Saine lecture, mauvais programme a dit :
[…] En attendant, si on gagne les Ă©lections avec la tĂ©lĂ©, on peut toujours perdre sa crĂ©dibilitĂ© en piĂ©tinant le droit, ou ses nerfs en piĂ©tinant les commissaires sĂ©quanodyonisiens. Vous pouvez déposer un commentaire, ou un rétrolien depuis votre site. RSS 2.0 […]
Mercredi 27 sept 2006 à 22:35
BloghorrĂ©e » SĂ©golèèèèèèèèèèèèèèèèèène !! Sans façon, merci. a dit :
[…] J’aurais bien voulu faire un billet pour expliquer les multiples raisons qui font que je ne voterai pas pour Mme Royal jeudi. Cela m’aurait entraĂ®nĂ© bien loin de la couleur de ses tailleurs ou de la forme de sa coupe de cheveux - toutes choses qui, oui, me sont complètement Ă©quilatĂ©rales - pour m’ammener Ă contester sa manière de faire de la politique et le contenu de ses propositions. Cela aurait Ă©tĂ© un article sĂ©rieux, argumentĂ©. BĂ©ton. Comme d’habitude quoi. […]
Lundi 13 nov 2006 à 17:16
somni a dit :
Le TA de Poitiers lui, a considéré que les délibérations du conseil régional étaient parfaitement légales :
http://www.maire-info.com/article.asp?param=8670&PARAM2=PLUS
Je me demande quand même si le moyen relatif à la compétence du conseil régional a se substituer ainsi au gourvernement, responsable de la politique économiqe et sociale, a été soulevé
Mardi 28 aoĂ» 2007 à 15:09
groM a dit :
Merci Somni, j’ai en effet entr’aperçu l’annonce de cette dĂ©cision pendant les vacances. Je ne sais pas non plus si un appel est prĂ©vu au programme.
Dans le mĂŞme genre, le conseil constitutionnel a dĂ©clarĂ© inconstitutionnelle le dispositif de rĂ©troactivitĂ© de la dĂ©duction des intĂ©rĂŞts d’emprunts immobiliers, pour une raison rigoureusement inverse de celle que j’avançais.
Ce blog, c’est comme la mĂ©tĂ©o: pour savoir ce qui va ĂŞtre jugĂ©, prenez le contre-pied de ce que j’annonce
Mardi 28 aoĂ» 2007 à 17:15
somni a dit :
Bah, moi aussi j’annonçais que ces dĂ©libĂ©rations devaient ĂŞtre illĂ©gales, Ă la suite du jugement du TA de Bordeaux annulant une dĂ©libĂ©ration excluant des marchĂ©s publics de Bègles les entreprises ayant recours au CNE (OU CPE, je ne sais plus). Mais bon, les deux dĂ©libĂ©rations n’avaient pas le mĂŞme degrĂ© de gravitiĂ©
Si j’ai le temps, je ferai un billet sur les dĂ©cisions du Conseil Constitutionnel de cet Ă©tĂ©, que j’espère complĂ©mentaire de celui de Droit administratif…
Mardi 28 aoĂ» 2007 à 18:20
groM a dit :
D’un autre cĂ´tĂ©, si le Conseil d’Etat nous donner raison, tu vois d’ici le triomphe
Mercredi 29 aoĂ» 2007 à 09:23
BloghorrĂ©e » L’or et l’argent a dit :
[…] Lorsque la rĂ©gion Poitou-Charentes a dĂ©cidĂ© par dĂ©libĂ©ration d’exclure des subventions rĂ©gionales les entreprises qui auraient recours au CNE, je me suis fendu d’un article pour expliquer en quoi, Ă mon humble avis, cette dĂ©libĂ©ration Ă©tait illĂ©gale. Les commentaires (qui peuvent ĂŞtre d’aussi cruels rappels que les articles ), rappellent que cette opinion fut, dans une large mesure, partagĂ©e par les lecteurs de ces lieux. RĂ©sultat des courses: le TA de Poitier a validĂ© la lĂ©galitĂ© de la dĂ©libĂ©ration. […]
Mercredi 5 sept 2007 à 10:20