<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress/2.0.10" -->
<rss version="2.0" 
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
<channel>
	<title>Comments on: Les langues régionales</title>
	<link>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/</link>
	<description>"On lie les boeufs par les cornes, et les hommes par les paroles"</description>
	<pubDate>Fri, 16 May 2008 23:36:44 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.0.10</generator>

	<item>
		<title>by: jacme</title>
		<link>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-730</link>
		<pubDate>Wed, 10 May 2006 12:07:47 +0000</pubDate>
		<guid>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-730</guid>
					<description>Le droit doit s'adapter aux Hommes qui vivent sur un territoire, c'est pas aux Hommes de s'adapter au droit.
Quand la langue est d'outil d'une expression des Hommes, et que toutes les langues ont besoin d'un droit collectif pour survivre, en vouloir un droit différent de l'identité des Hommes, on établit un droit constitutionnel dictatorial.
Si le français a besoin de l'article 2 pour survivre, les autres langues par application du concepte d'égalité des droits, toutes les autres langues, alors, doivent avoir leurs droits propres.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le droit doit s&#8217;adapter aux Hommes qui vivent sur un territoire, c&#8217;est pas aux Hommes de s&#8217;adapter au droit.<br />
Quand la langue est d&#8217;outil d&#8217;une expression des Hommes, et que toutes les langues ont besoin d&#8217;un droit collectif pour survivre, en vouloir un droit différent de l&#8217;identité des Hommes, on établit un droit constitutionnel dictatorial.<br />
Si le français a besoin de l&#8217;article 2 pour survivre, les autres langues par application du concepte d&#8217;égalité des droits, toutes les autres langues, alors, doivent avoir leurs droits propres.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: Mathieu</title>
		<link>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-682</link>
		<pubDate>Sun, 30 Apr 2006 23:35:42 +0000</pubDate>
		<guid>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-682</guid>
					<description>Pour enrichir le débat espagnol, il convient de rappeler que les langues régionales "co-officielles" (ainsi désignées par la Constitution) sont au nombre de trois : le catalan, le basque (ou euskera) et le galicien.

Pour en revenir au cas des indications routières, il existe de vraies différences entre les communauté autonomes basque (Euskadi) et catalane (je connais mois le cas de la Galice). Ces deux régions ont pourtant en commun d'avoir été gouvernées depuis 1979 par des dirigeants nationalistes conservateurs (remplacés en 2003 par les socialistes catalans dans cette deuxième région).

En Euskadi, le bilinguisme est la règle pratiquement partout. D'un côté on une volonté d' "euskaldisation" (basquisation par la langue) du gouvernement basque, de l'autre côté s'impose le principe de réalité, la langue basque ne s'apprenant pas en deux jours.

En Catalogne, la langue catalane a en revannche tendance à s'imposer partout, tant dans la vie quotidienne que dans l'administration, On peut toujours réclamer un formulaire en castillan (espagnol), mais les panneaux sont le plus souvent unilingues Il faut dire que le catalan est tout de même facile à lire pour un hispanophone (ou un francophone).

Néanmoins il existe aussi des exemples étonnants au Pays basque. Ainsi, un professeur de maths qui enseigne en espagnol (les professeurs des établissements publics ne sont pas tenus d'enseigner dans les deux langues) à Bilbao (ville ou 10% des habitants ont le basque comme langue habituelle) doit satisfaire à de difficiles tests de langue basque s'il veut obtenir un poste fixe. Sinon, il devra se coltiner les remplacements.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour enrichir le débat espagnol, il convient de rappeler que les langues régionales &#8220;co-officielles&#8221; (ainsi désignées par la Constitution) sont au nombre de trois : le catalan, le basque (ou euskera) et le galicien.</p>
<p>Pour en revenir au cas des indications routières, il existe de vraies différences entre les communauté autonomes basque (Euskadi) et catalane (je connais mois le cas de la Galice). Ces deux régions ont pourtant en commun d&#8217;avoir été gouvernées depuis 1979 par des dirigeants nationalistes conservateurs (remplacés en 2003 par les socialistes catalans dans cette deuxième région).</p>
<p>En Euskadi, le bilinguisme est la règle pratiquement partout. D&#8217;un côté on une volonté d&#8217; &#8220;euskaldisation&#8221; (basquisation par la langue) du gouvernement basque, de l&#8217;autre côté s&#8217;impose le principe de réalité, la langue basque ne s&#8217;apprenant pas en deux jours.</p>
<p>En Catalogne, la langue catalane a en revannche tendance à s&#8217;imposer partout, tant dans la vie quotidienne que dans l&#8217;administration, On peut toujours réclamer un formulaire en castillan (espagnol), mais les panneaux sont le plus souvent unilingues Il faut dire que le catalan est tout de même facile à lire pour un hispanophone (ou un francophone).</p>
<p>Néanmoins il existe aussi des exemples étonnants au Pays basque. Ainsi, un professeur de maths qui enseigne en espagnol (les professeurs des établissements publics ne sont pas tenus d&#8217;enseigner dans les deux langues) à Bilbao (ville ou 10% des habitants ont le basque comme langue habituelle) doit satisfaire à de difficiles tests de langue basque s&#8217;il veut obtenir un poste fixe. Sinon, il devra se coltiner les remplacements.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: somni</title>
		<link>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-678</link>
		<pubDate>Sun, 30 Apr 2006 13:31:28 +0000</pubDate>
		<guid>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-678</guid>
					<description>Une situation "à la belge", je ne pense pas. On dirait que l'Espagne est immunisée contre les dérives "fascisantes" (toute propotion gardée, car la Belgique n'est est tout de même pas là) du fait de son "expérience" franquiste. L'europe est aussi considérée comme un rempart de ce point de vue en Espagne. De fait, une situation à la belge, mais aussi à la française (avec le FN) apparaît inconcevable. Cela étant, les politiques catalans auraient mieux fait à mon avis de faire l'économie d'un débat sur la "nation" catalane : qu'avaient-ils besoin d'essayer de faire inscrire la notion sur le statut d'autonomie (d'autant plus que sa conformité à la constitution n'apparaît pas évidente) et quelle différence fondamentale avec "nationalité" ? 
En Catalogne, existe un parti indépendantiste, l'Esquerre Republicane Catalana (gauche républicaine catalane) créé en 1931, minoritaire mais influent, puisqu'il a gagné en voix, a permis au PSC d'avoir une majorité à la generalitat. Situé à mon sens "à gauche de la gauche", il a voté l'investiture à Zapatero. C'est un des partis (avec la gauche unie héritier des communistes, mais aussi les "écosialistes") qui s'est déclaré contre la "constitution" européenne, avec des aguments très proches (paradoxalement ?) de la gauche "jacobine" française. Cela étant, il n'est pas sûr que les électeurs qui portent leurs voix vers ces républicains le fassent essentiellement pour leurs positions indépendantistes, mais aussi et peut être surtout pour leurs positions "sociales". Par ailleurs, il faut bien voir que la concption de la nation de ce parti ressemble à celle qui nous est coutumière en France. Si l'on en croit leur leader Rovira, interrogé par "Le Monde" "La revendication catalane n'est pas nationaliste, elle est nationale. C'est très différent. Le nationalisme, c'est souvent l'affirmation d'une certaine supériorité d'un peuple sur les autres. En Catalogne, nous avons une conception républicaine de la nationalité, pas romantique mais civile. Etre catalan, ce n'est pas un héritage, c'est un choix. C'est l'expression démocratique d'une volonté personnelle. C'est plus une identification qu'une identité. On peut être né en Andalousie, en Argentine ou au Maroc et se sentir Catalan parce qu'on a trouvé en Catalogne une qualité, une dignité de vie, une possibilité de réussir du point de vue personnel." En tout état de cause, il ne faudrait pas croire que la revendication indépendantiste est courante en Catalogne. pour le reste, et notamment au Pas basque, je ne saurais dire.
je relisais l'autre jour des notes que j'avais prises d'un article de Michael Walzer paru dans la revue Esprit en 1992 sur le "nouveau tribalisme" (car je pense que tout cela a un rapport avec le débat sur le "communautarisme" qui est souvent caricatural en France : "Notre humanité commune ne fera jamais de nous les membres d'une seule et même tribu universelle, car le caractère commun le plus fodamental de l'humanité, c'est le particularisme". "L'esprit de clocher est une constante". "Lorsque mon esprit de clocher est menacé, je suis alors totalement réduit aux limites de ma tribu. je suis exclusivement serbe, polonais, juif. mais dans le monde moderne, et peut être aussi dans le passé, c'est là une situation artificielle. je suis naturellement divisé dans mon être ; je me nourris même de ces divisions. A condition que ma sécurité soit assurée, je vais développer une identité plus complexe que celle que propose le tribalisme". "La multiplication des identitiés divise les passions"... tout cela nous amène plus loin que les seules langues régionales, mais à mon avis via des chemins parallèles.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Une situation &#8220;à la belge&#8221;, je ne pense pas. On dirait que l&#8217;Espagne est immunisée contre les dérives &#8220;fascisantes&#8221; (toute propotion gardée, car la Belgique n&#8217;est est tout de même pas là) du fait de son &#8220;expérience&#8221; franquiste. L&#8217;europe est aussi considérée comme un rempart de ce point de vue en Espagne. De fait, une situation à la belge, mais aussi à la française (avec le FN) apparaît inconcevable. Cela étant, les politiques catalans auraient mieux fait à mon avis de faire l&#8217;économie d&#8217;un débat sur la &#8220;nation&#8221; catalane : qu&#8217;avaient-ils besoin d&#8217;essayer de faire inscrire la notion sur le statut d&#8217;autonomie (d&#8217;autant plus que sa conformité à la constitution n&#8217;apparaît pas évidente) et quelle différence fondamentale avec &#8220;nationalité&#8221; ?<br />
En Catalogne, existe un parti indépendantiste, l&#8217;Esquerre Republicane Catalana (gauche républicaine catalane) créé en 1931, minoritaire mais influent, puisqu&#8217;il a gagné en voix, a permis au PSC d&#8217;avoir une majorité à la generalitat. Situé à mon sens &#8220;à gauche de la gauche&#8221;, il a voté l&#8217;investiture à Zapatero. C&#8217;est un des partis (avec la gauche unie héritier des communistes, mais aussi les &#8220;écosialistes&#8221;) qui s&#8217;est déclaré contre la &#8220;constitution&#8221; européenne, avec des aguments très proches (paradoxalement ?) de la gauche &#8220;jacobine&#8221; française. Cela étant, il n&#8217;est pas sûr que les électeurs qui portent leurs voix vers ces républicains le fassent essentiellement pour leurs positions indépendantistes, mais aussi et peut être surtout pour leurs positions &#8220;sociales&#8221;. Par ailleurs, il faut bien voir que la concption de la nation de ce parti ressemble à celle qui nous est coutumière en France. Si l&#8217;on en croit leur leader Rovira, interrogé par &#8220;Le Monde&#8221; &#8220;La revendication catalane n&#8217;est pas nationaliste, elle est nationale. C&#8217;est très différent. Le nationalisme, c&#8217;est souvent l&#8217;affirmation d&#8217;une certaine supériorité d&#8217;un peuple sur les autres. En Catalogne, nous avons une conception républicaine de la nationalité, pas romantique mais civile. Etre catalan, ce n&#8217;est pas un héritage, c&#8217;est un choix. C&#8217;est l&#8217;expression démocratique d&#8217;une volonté personnelle. C&#8217;est plus une identification qu&#8217;une identité. On peut être né en Andalousie, en Argentine ou au Maroc et se sentir Catalan parce qu&#8217;on a trouvé en Catalogne une qualité, une dignité de vie, une possibilité de réussir du point de vue personnel.&#8221; En tout état de cause, il ne faudrait pas croire que la revendication indépendantiste est courante en Catalogne. pour le reste, et notamment au Pas basque, je ne saurais dire.<br />
je relisais l&#8217;autre jour des notes que j&#8217;avais prises d&#8217;un article de Michael Walzer paru dans la revue Esprit en 1992 sur le &#8220;nouveau tribalisme&#8221; (car je pense que tout cela a un rapport avec le débat sur le &#8220;communautarisme&#8221; qui est souvent caricatural en France : &#8220;Notre humanité commune ne fera jamais de nous les membres d&#8217;une seule et même tribu universelle, car le caractère commun le plus fodamental de l&#8217;humanité, c&#8217;est le particularisme&#8221;. &#8220;L&#8217;esprit de clocher est une constante&#8221;. &#8220;Lorsque mon esprit de clocher est menacé, je suis alors totalement réduit aux limites de ma tribu. je suis exclusivement serbe, polonais, juif. mais dans le monde moderne, et peut être aussi dans le passé, c&#8217;est là une situation artificielle. je suis naturellement divisé dans mon être ; je me nourris même de ces divisions. A condition que ma sécurité soit assurée, je vais développer une identité plus complexe que celle que propose le tribalisme&#8221;. &#8220;La multiplication des identitiés divise les passions&#8221;&#8230; tout cela nous amène plus loin que les seules langues régionales, mais à mon avis via des chemins parallèles.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: groM</title>
		<link>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-677</link>
		<pubDate>Sun, 30 Apr 2006 07:23:24 +0000</pubDate>
		<guid>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-677</guid>
					<description>Somni, merci beaucoup pour ton apport. Je crois que tu résumes assez bien quelle est la situation en France. Les langues régionales sont associées en France à un cercle vicieux: parlées par très peu de personnes, elles cristalisent des positions politiquement réactionnaires, que ce soient de leurs partisans, qui se réclament souvent d'un régionalisme étroit et borné, que se soit des Français "ordinaires" pour qui elles renvoient au passé et à une certaine forme d'obscurantisme dont le Français, langue à vocation universelle, les aurait libéré. 

Mais cette image que se font les gens du Français est faux, tout comme est fausse l'idée que l'identité régionale se substitue à l'identité nationale. Sauf en Belgique peut-être où les distinctions régionales recoupent  la ligne de partage entre deux influences nationales (Française et Hollandaise). La France est sans doute infiniment plus proche de l'Allemagne de ce point de vue que de l'Espagne ou même de l'Italie, et je ne pense pas qu'il faille avoir d'inquiétude. 

Le cas de l'Espagne m'intrigue, et je me demande si nous arriverons à une situation "à la Belge" là-bas aussi ... qu'en pensez-vous ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Somni, merci beaucoup pour ton apport. Je crois que tu résumes assez bien quelle est la situation en France. Les langues régionales sont associées en France à un cercle vicieux: parlées par très peu de personnes, elles cristalisent des positions politiquement réactionnaires, que ce soient de leurs partisans, qui se réclament souvent d&#8217;un régionalisme étroit et borné, que se soit des Français &#8220;ordinaires&#8221; pour qui elles renvoient au passé et à une certaine forme d&#8217;obscurantisme dont le Français, langue à vocation universelle, les aurait libéré. </p>
<p>Mais cette image que se font les gens du Français est faux, tout comme est fausse l&#8217;idée que l&#8217;identité régionale se substitue à l&#8217;identité nationale. Sauf en Belgique peut-être où les distinctions régionales recoupent  la ligne de partage entre deux influences nationales (Française et Hollandaise). La France est sans doute infiniment plus proche de l&#8217;Allemagne de ce point de vue que de l&#8217;Espagne ou même de l&#8217;Italie, et je ne pense pas qu&#8217;il faille avoir d&#8217;inquiétude. </p>
<p>Le cas de l&#8217;Espagne m&#8217;intrigue, et je me demande si nous arriverons à une situation &#8220;à la Belge&#8221; là-bas aussi &#8230; qu&#8217;en pensez-vous ?
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: somni</title>
		<link>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-675</link>
		<pubDate>Sat, 29 Apr 2006 05:00:02 +0000</pubDate>
		<guid>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-675</guid>
					<description>@ Authueil"Le rôle du Parlement est aussi de faire du déclaratif, c’est à dire de la politique. Il ne faut surtout pas le réduire à un rôle purement technique de producteur de norme juridique sèche."
Sans doute, mais il est vraisemblable de Grom réagisse à la tendance actuelle au "bavardage" de la loi. Au delà, c'est vrai, la politique manipule des symboles. Mais le juge constitutionnel, aussi. Ainsi, face à une disposition reconnaissant "le peuple corse" comme composante du peuple français, une disposition dépourvue de toute incidence juridique apparente, le Conseil y a vu une menace pour l'unité de la nation. il a donc considéré qu'un symbole dépourvu de caractère normatif devant être pris au sérieux.
De façon générale, nous nous arcboutons sur nos certitudes : la ratification de la charte européenne des langues régionales et minoritaires ne mérite pas même une révision constitutionnelle (cas unique, comme le rappelle Grom). C'est donc bien, qu'il n'y a pas que des aspects juridiques dans cette question des langues régionales, mais aussi il y va de la représentation symbolique que nous nous faisons de nous-mêmes. 
Et tant pis si les pays qui reconnaissent des droits spécifiques à des groupes de locuteurs ne sont pas moins attentifs que nous à l'égalité devant la loi, tant pis si, en principe, cela n'a pas pour effet de porter atteinte au principe d'unicité dans ces pays (sauf apparemment en Belgigue). Tant pis si notre diplomatie considérère que cette reconnaissance est bénéfique et renforce l'unité de nations au passé tourmenté comme en Hongrie ou en Roumanie, en en faisant même une question de normalité européenne.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Authueil&#8221;Le rôle du Parlement est aussi de faire du déclaratif, c’est à dire de la politique. Il ne faut surtout pas le réduire à un rôle purement technique de producteur de norme juridique sèche.&#8221;<br />
Sans doute, mais il est vraisemblable de Grom réagisse à la tendance actuelle au &#8220;bavardage&#8221; de la loi. Au delà, c&#8217;est vrai, la politique manipule des symboles. Mais le juge constitutionnel, aussi. Ainsi, face à une disposition reconnaissant &#8220;le peuple corse&#8221; comme composante du peuple français, une disposition dépourvue de toute incidence juridique apparente, le Conseil y a vu une menace pour l&#8217;unité de la nation. il a donc considéré qu&#8217;un symbole dépourvu de caractère normatif devant être pris au sérieux.<br />
De façon générale, nous nous arcboutons sur nos certitudes : la ratification de la charte européenne des langues régionales et minoritaires ne mérite pas même une révision constitutionnelle (cas unique, comme le rappelle Grom). C&#8217;est donc bien, qu&#8217;il n&#8217;y a pas que des aspects juridiques dans cette question des langues régionales, mais aussi il y va de la représentation symbolique que nous nous faisons de nous-mêmes.<br />
Et tant pis si les pays qui reconnaissent des droits spécifiques à des groupes de locuteurs ne sont pas moins attentifs que nous à l&#8217;égalité devant la loi, tant pis si, en principe, cela n&#8217;a pas pour effet de porter atteinte au principe d&#8217;unicité dans ces pays (sauf apparemment en Belgigue). Tant pis si notre diplomatie considérère que cette reconnaissance est bénéfique et renforce l&#8217;unité de nations au passé tourmenté comme en Hongrie ou en Roumanie, en en faisant même une question de normalité européenne.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: somni</title>
		<link>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-673</link>
		<pubDate>Fri, 28 Apr 2006 16:49:09 +0000</pubDate>
		<guid>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-673</guid>
					<description>Je voudrais ici "élargir" le débat, en faisant un détour vers nos voisins espagnols. Je dis voisins, puisque je me trouvais encore il y a quelques jours dans une commune roussillonnaise tout proche de la frontière. Voisins aussi, dans tous les sens, compte tenu du fait que chacun ou presque a en Roussillon qui de la famille "de l'autre côté", qui des amis. "De l'autre côté", au principat de Catalogne, le retour à la démocratie s'est traduit par l'élaboration d'un statut d'autonomie et l'instauration du bilinguisme officiel. La Catalogne a toujours regardé du côté de la France et de l'Europe et considéré la Castille et les autres régions de l'Espagne comme le symbole de l'arrièration. La Catalogne a continué à être un fort centre de développement économique et a connu un renouveau culturel important. La promotion du catalan fait l'objet d'un large consensus, à droite "civilisée" et à gauche, sauf chez la droit traditionnaliste et "espagnoliste" d'Alianza Popular. On aurait pu s'attendre à ce que des partis de gauche qui recrutent (entre autre) parmi le prolétariat venant notamment d'Andalousie et d'autres régions soient plus réticents dans la promotion du catalanisme politique : il n'en est rien. On peut même dire que le nationalisme est tout aussi bien de droite (modérée) que de gauche. Jusqu'à présent, les électeurs votaient aux élzctions nationales à gauche (en majorité socialistes) et aux élections "régioanles" à droite (catalanistes). Ce n'est plus le cas aujourd'hui, les électeurs faisant tout aussi bien confiance à la gauche pour défendre le catalanisme (d'autant plus que le frère du Parti Socialiste catalan est au pouvoir aux cortes generales). Aujourd'hui la gauhe propose l'adoption d'un nouveau statut augmentant l'autonomie financière et mentionnant l'existence d'une nation catalane (il s'agit jusu'à aujourd'hui d'une nationalité), sujet polémique par excellence.
Une première différence fondamentale avec le nord de la Catalogne (partie française) est que le catalan est de l'autre côté une langue de la promotion sociale dans une région en fort développement économique et culturel. En france, les locuteurs (peu nombreux) des langues régionales se trouvent dans des régions faibles économiquement, dominées culturellement. Autre différence la défense de l'autonomisme et la promotion du catalan représente en Espagne une ouverture politique vers la modernité, vers la normalisation européenne. C'est le fait d'une classe politique "progressite", contrairement à pratiquement toutes les manisfestations françaises de l'autonomisme ou du régionalisme. En france, ce sont plutôt des forces politiques "réaccionnaires" qui défendent le régionalisme.
Je vois que la Catalogne "investit" dans tous les sens du terme en roussillon. La fête de la Sant Jordi (Saint Georges) inconnue jusque là en Roussillon, connaît un vis succès. Les prix de l'ommobilier explosent d'après le journal l'Indépendant en Cerdagne compte tenu des achats massifs de personnes à pouvoir d'achat respectable venues de toute la Catalogne, rendant difficile aux jeunes actifs cerdans de trouver à se loger. Les musées, promenades pédestres, boutiques de désemplissent pas de clientèle venue du sud. de jeunes roussillonnais lorgnent de l'autre côté de la frontière: la connaissance du catalan est un atout, et le mouvement migratoire tend à s'inverser. Votre serviteur, qui a choisi comme pseudo Somni (songe, rêve en catalan) a déjà fait lui même un stage à la députation de Gérone. Objectif, développement de la coopération tranfrontalière. Et nous, nous sommes en France encore en train de nous poser la question de la place des langues régionales ... tout cela me semble vraiment dépassé et renvoie de nôtre pays une image quelques peu passéiste, s'interrogeant constamment sur son identité sous le mode de la citadelle assiégée, qui par les anglo-saxons, qui par les bretons, les corses ou les catalans.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je voudrais ici &#8220;élargir&#8221; le débat, en faisant un détour vers nos voisins espagnols. Je dis voisins, puisque je me trouvais encore il y a quelques jours dans une commune roussillonnaise tout proche de la frontière. Voisins aussi, dans tous les sens, compte tenu du fait que chacun ou presque a en Roussillon qui de la famille &#8220;de l&#8217;autre côté&#8221;, qui des amis. &#8220;De l&#8217;autre côté&#8221;, au principat de Catalogne, le retour à la démocratie s&#8217;est traduit par l&#8217;élaboration d&#8217;un statut d&#8217;autonomie et l&#8217;instauration du bilinguisme officiel. La Catalogne a toujours regardé du côté de la France et de l&#8217;Europe et considéré la Castille et les autres régions de l&#8217;Espagne comme le symbole de l&#8217;arrièration. La Catalogne a continué à être un fort centre de développement économique et a connu un renouveau culturel important. La promotion du catalan fait l&#8217;objet d&#8217;un large consensus, à droite &#8220;civilisée&#8221; et à gauche, sauf chez la droit traditionnaliste et &#8220;espagnoliste&#8221; d&#8217;Alianza Popular. On aurait pu s&#8217;attendre à ce que des partis de gauche qui recrutent (entre autre) parmi le prolétariat venant notamment d&#8217;Andalousie et d&#8217;autres régions soient plus réticents dans la promotion du catalanisme politique : il n&#8217;en est rien. On peut même dire que le nationalisme est tout aussi bien de droite (modérée) que de gauche. Jusqu&#8217;à présent, les électeurs votaient aux élzctions nationales à gauche (en majorité socialistes) et aux élections &#8220;régioanles&#8221; à droite (catalanistes). Ce n&#8217;est plus le cas aujourd&#8217;hui, les électeurs faisant tout aussi bien confiance à la gauche pour défendre le catalanisme (d&#8217;autant plus que le frère du Parti Socialiste catalan est au pouvoir aux cortes generales). Aujourd&#8217;hui la gauhe propose l&#8217;adoption d&#8217;un nouveau statut augmentant l&#8217;autonomie financière et mentionnant l&#8217;existence d&#8217;une nation catalane (il s&#8217;agit jusu&#8217;à aujourd&#8217;hui d&#8217;une nationalité), sujet polémique par excellence.<br />
Une première différence fondamentale avec le nord de la Catalogne (partie française) est que le catalan est de l&#8217;autre côté une langue de la promotion sociale dans une région en fort développement économique et culturel. En france, les locuteurs (peu nombreux) des langues régionales se trouvent dans des régions faibles économiquement, dominées culturellement. Autre différence la défense de l&#8217;autonomisme et la promotion du catalan représente en Espagne une ouverture politique vers la modernité, vers la normalisation européenne. C&#8217;est le fait d&#8217;une classe politique &#8220;progressite&#8221;, contrairement à pratiquement toutes les manisfestations françaises de l&#8217;autonomisme ou du régionalisme. En france, ce sont plutôt des forces politiques &#8220;réaccionnaires&#8221; qui défendent le régionalisme.<br />
Je vois que la Catalogne &#8220;investit&#8221; dans tous les sens du terme en roussillon. La fête de la Sant Jordi (Saint Georges) inconnue jusque là en Roussillon, connaît un vis succès. Les prix de l&#8217;ommobilier explosent d&#8217;après le journal l&#8217;Indépendant en Cerdagne compte tenu des achats massifs de personnes à pouvoir d&#8217;achat respectable venues de toute la Catalogne, rendant difficile aux jeunes actifs cerdans de trouver à se loger. Les musées, promenades pédestres, boutiques de désemplissent pas de clientèle venue du sud. de jeunes roussillonnais lorgnent de l&#8217;autre côté de la frontière: la connaissance du catalan est un atout, et le mouvement migratoire tend à s&#8217;inverser. Votre serviteur, qui a choisi comme pseudo Somni (songe, rêve en catalan) a déjà fait lui même un stage à la députation de Gérone. Objectif, développement de la coopération tranfrontalière. Et nous, nous sommes en France encore en train de nous poser la question de la place des langues régionales &#8230; tout cela me semble vraiment dépassé et renvoie de nôtre pays une image quelques peu passéiste, s&#8217;interrogeant constamment sur son identité sous le mode de la citadelle assiégée, qui par les anglo-saxons, qui par les bretons, les corses ou les catalans.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: groM</title>
		<link>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-637</link>
		<pubDate>Mon, 24 Apr 2006 08:26:12 +0000</pubDate>
		<guid>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-637</guid>
					<description>FrédéricLN: j'ai conclu là-dessus car la limite constitutionnelle au développement des langues régionales me semble bien être leur usage dans les relations avec l'administration. Pour ce qui est des autres usages, les obstacles sont d'ordre législatif - autant dire qu'il n'y a rien d'insurmontable. 

Pour répondre à la suite de votre commentaire, la question de savoir ce que pense "la grande majorité des habitants de régions qui ont une langue régionale" est encore ouverte. Mais nous ne sommes sans dute pas prêts d'avoir une consultation électorale sur la question. 

Enfin, je suis assez d'accord pour dire qu'il est difficile en France d'avoir une expression démocratique en dehors du cadre prévu par l'état, même si l'expériementation et les référendum locaux constituent un début de réponse. Cette récente introduction est d'ailleurs sans doute l'une des rares mesures du gouvernement Raffarin que j'approuve.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>FrédéricLN: j&#8217;ai conclu là-dessus car la limite constitutionnelle au développement des langues régionales me semble bien être leur usage dans les relations avec l&#8217;administration. Pour ce qui est des autres usages, les obstacles sont d&#8217;ordre législatif - autant dire qu&#8217;il n&#8217;y a rien d&#8217;insurmontable. </p>
<p>Pour répondre à la suite de votre commentaire, la question de savoir ce que pense &#8220;la grande majorité des habitants de régions qui ont une langue régionale&#8221; est encore ouverte. Mais nous ne sommes sans dute pas prêts d&#8217;avoir une consultation électorale sur la question. </p>
<p>Enfin, je suis assez d&#8217;accord pour dire qu&#8217;il est difficile en France d&#8217;avoir une expression démocratique en dehors du cadre prévu par l&#8217;état, même si l&#8217;expériementation et les référendum locaux constituent un début de réponse. Cette récente introduction est d&#8217;ailleurs sans doute l&#8217;une des rares mesures du gouvernement Raffarin que j&#8217;approuve.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: FrédéricLN</title>
		<link>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-636</link>
		<pubDate>Mon, 24 Apr 2006 07:29:32 +0000</pubDate>
		<guid>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-636</guid>
					<description>J'attends donc avec intérêt le 2ème billet, car déçu par la conclusion qui me semble "artificiellement polémique" du 1er.

"la conception française traditionnelle de la citoyenneté. ... : Faut-il pour autant revenir dessus et autoriser l’usage de langues régionales dans les relations avec l’administration ? J’y suis pour ma part fortement opposé."

En quoi faire évoluer la conception française de la citoyenneté (ce que souhaite, sur ce plan, la grande majorité des habitants de régions qui ont une langue régionale) conduirait-il à obliger l'administration à entendre (comprendre) les langues régionales (ce que seule une poignée de militants souhaite) ? Cette tentation d'assimiler citoyenneté et fonctionnement de l'Etat est, à mon avis, le talon d'Achille de la démocratie française.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;attends donc avec intérêt le 2ème billet, car déçu par la conclusion qui me semble &#8220;artificiellement polémique&#8221; du 1er.</p>
<p>&#8220;la conception française traditionnelle de la citoyenneté. &#8230; : Faut-il pour autant revenir dessus et autoriser l’usage de langues régionales dans les relations avec l’administration ? J’y suis pour ma part fortement opposé.&#8221;</p>
<p>En quoi faire évoluer la conception française de la citoyenneté (ce que souhaite, sur ce plan, la grande majorité des habitants de régions qui ont une langue régionale) conduirait-il à obliger l&#8217;administration à entendre (comprendre) les langues régionales (ce que seule une poignée de militants souhaite) ? Cette tentation d&#8217;assimiler citoyenneté et fonctionnement de l&#8217;Etat est, à mon avis, le talon d&#8217;Achille de la démocratie française.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: groM</title>
		<link>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-635</link>
		<pubDate>Mon, 24 Apr 2006 07:25:14 +0000</pubDate>
		<guid>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-635</guid>
					<description>Autheuil, je ne pense pas qu'il faille rajouter des changements dans la constitution pour régler un problème qui peut l'être par la loi, voir par une circulaire et accompagnée d'un peu de battage médiatique. Mais nous aurons l'occasion d'en reparler sur un prochain billet.

Jules, encore merci pour le pointeur vers le bien public. Des intervenants qui connaissaient manifestement bien la question, même si je ne partage pas toutes leurs options. Si je suis d'accord que nous avons une conception défensive du Français, conception dont pâtissent les langues régionales, je ne suis pas, par exemple, pour un enseignement immersif dans celles-ci. Trop artificiel, et cela entre en conflit avec la conception que je me fais de la citoyenneté. Je dois avoir un vieux fond jacobin qui traîne.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Autheuil, je ne pense pas qu&#8217;il faille rajouter des changements dans la constitution pour régler un problème qui peut l&#8217;être par la loi, voir par une circulaire et accompagnée d&#8217;un peu de battage médiatique. Mais nous aurons l&#8217;occasion d&#8217;en reparler sur un prochain billet.</p>
<p>Jules, encore merci pour le pointeur vers le bien public. Des intervenants qui connaissaient manifestement bien la question, même si je ne partage pas toutes leurs options. Si je suis d&#8217;accord que nous avons une conception défensive du Français, conception dont pâtissent les langues régionales, je ne suis pas, par exemple, pour un enseignement immersif dans celles-ci. Trop artificiel, et cela entre en conflit avec la conception que je me fais de la citoyenneté. Je dois avoir un vieux fond jacobin qui traîne.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: Authueil</title>
		<link>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-634</link>
		<pubDate>Sun, 23 Apr 2006 19:09:27 +0000</pubDate>
		<guid>http://bloghorree.berrendonner.org/wordpress/2006/04/23/les-langues-regionales/#comment-634</guid>
					<description>Le rajout d'un petit additif à la Constitution aurait pour effet sur ce plan de mettre fin à des réelles tracasseries administratives pour ceux qui soutiennent les langues régionales, notamment dans l'enseignement. Cela ne change rien aux textes, cela permet de mener la politique que l'on souhaite. Le rôle du Parlement est aussi de faire di déclaratif, c'est à dire de la politique. Il ne faut surtout pas le réduire à un rôle purement technique de producteur de norme juridique sèche.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le rajout d&#8217;un petit additif à la Constitution aurait pour effet sur ce plan de mettre fin à des réelles tracasseries administratives pour ceux qui soutiennent les langues régionales, notamment dans l&#8217;enseignement. Cela ne change rien aux textes, cela permet de mener la politique que l&#8217;on souhaite. Le rôle du Parlement est aussi de faire di déclaratif, c&#8217;est à dire de la politique. Il ne faut surtout pas le réduire à un rôle purement technique de producteur de norme juridique sèche.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
</channel>
</rss>
