Montfermeil: R.E.P. et R.I.P.
J’Ă©voquais dans un billet prĂ©cĂ©dent un arrĂȘtĂ© municipal pris par le maire de Montfermeil (Vous noterez que j’ai rĂ©sistĂ© Ă la tentation de coller au substantif “arrĂȘtĂ©” un adjectif peu flatteur mais, pour paraphraser certains lieu-communards, nous faisons du droit, pas de la littĂ©rature). Examinons donc l’arrĂȘtĂ© en question dans la perspective d’un recours pour excĂšs de pouvoir. Nous laisserons de cotĂ© les autres possibilitĂ©s pour attaquer cet acte: le rĂ©fĂ©rĂ©-libertĂ©, le dĂ©fĂ©rĂ© prefectoral ou l’exception d’illĂ©galitĂ© devant le tribunal de police.
Les faits, d’abord. Les informations mentionnĂ©es dans la presse indiquent que le maire de Montfermeil, M. Xavier Lemoine, a pris le 7 avril 2006 un arrĂȘtĂ© municipal interdisant aux groupes formĂ©s de plus de trois mineurs de 18 ans majeurs de 15 ans, de circuler dans le centre-ville de la Commune de Montfermeil. On ose espĂ©rer, Ă dĂ©faut de mention spĂ©ciale dans la presse, que les parents qui accompagnent trois ou plus de leurs enfants appartenant Ă cette tranche d’Ăąge, Ă©chapperont aux sanctions Ă©dictĂ©es par ce texte, qui consistent en une amende de 38 Euros. Cet arrĂȘtĂ© est par ailleurs entrĂ© en vigueur soit le lendemain de sa publication (par exemple par voie d’affichage Ă la mairie de Montfermeil), soit, Ă dĂ©faut, Ă une date qu’il fixait directement. On supposera pour la suite de ce billet que nous sommes dans le premier cas et qu’il est effectivement en vigueur. Il le restera jusqu’au 30 juin.
La juridiction compĂ©tente pour statuer sur l’annulation de cet arrĂȘtĂ© est le tribunal administratif. Il peut ĂȘtre saisi par toute personne capable d’agir en justice et prĂ©sentant un intĂ©rĂȘt suffisant. Les citoyens de la commune de Montfermeil, du fait que l’arrĂȘtĂ© en question leur impose d’accompagner leurs enfants et, partant, restreint gravement leur libertĂ© de circulation, sont donc recevables Ă agir. Nous supposerons donc, toujours pour l’intĂ©rĂȘt de la dĂ©monstration, qu’il se trouvera un citoyen de Montfermeil dĂ©cidĂ© Ă embĂȘter son maire autant que son maire l’embĂȘte: notre recours pour excĂšs de pouvoir est donc recevable.
Nous pouvons donc passer Ă l’examen de l’acte lui-mĂȘme, examen qui se dĂ©compose classiquement en examen des illĂ©galitĂ©s externes et internes.
Les illĂ©galitĂ©s externes sont les illĂ©galitĂ©s qui touchent non pas au contenu de l’acte, mais Ă ses conditions d’Ă©laboration. Ecartons tout d’abord, faute d’une documentation adĂ©quate sur le dossier, les irrĂ©gularitĂ©s de procĂ©dure et les vices de forme. Reste l’incompĂ©tence potentielle du maire pour Ă©dicter une telle mesure. Rationae materiae (quoi ?), il n’y a rien Ă dire: le maire dipose d’un pouvoir de police gĂ©nĂ©rale sur sa commune. Il est donc tenu d’y assurer la tranquillitĂ©, la sĂ©curitĂ© et la salubritĂ© publiques en tenant compte des spĂ©cificitĂ©s locales. Ratione loci (oĂč ?), l’arrĂȘtĂ© en question se limite au territoire de la commune de Montfermeil, rien Ă dire non plus. Ratione temporis (quand ?) rien ne permet de supposer que M. Xavier Lemoine ait agi en dehors de la durĂ©e de son mandat de maire. Difficile donc de retenir une illĂ©galitĂ© externe.
Les illĂ©galitĂ©s internes touchent, elles, au contenu mĂȘme de l’acte.
Dans le cas qui nous intĂ©resse, il est difficile de soutenir que l’acte est dĂ©pourvu de base lĂ©gale. Le code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales donne de vastes pouvoirs de police au maire par le biais de son article L2212-2, qui dispose que “La police municipale a pour objet d’assurer le bon ordre, la sĂ»retĂ©, la sĂ©curitĂ© et la salubritĂ© publiques. Elle comprend notamment: […] Le soin de rĂ©primer les atteintes Ă la tranquillitĂ© publique telles que les rixes et disputes accompagnĂ©es d’ameutement dans les rues […]et tous actes de nature Ă compromettre la tranquillitĂ© publique.” Difficile d’ĂȘtre plus explicite.
Reste donc le domaine de l’erreur, qu’elle soit de droit ou de fait. Dans notre cas, la premiĂšre est peu probable: elle reviendrait Ă dire que l’arrĂȘtĂ© pris sur le fondement sans doute de l’article L2212-2 en mĂ©connaĂźtrait la teneur. La deuxiĂšme, en revanche, offre des possibilitĂ©s intĂ©ressantes s’agissant d’une limitation Ă une libertĂ© fondamentale.
Il s’agit en effet ici d’apprĂ©cier la mesure prise en dĂ©terminant si, pour Ă©viter un trouble Ă l’ordre public, elle ne porte pas atteinte davantage que nĂ©cessaire Ă une libertĂ©. On notera qu’il est difficile de soutenir que la ville de Montfermeil se trouve dans une situation exceptionnelle au sens de la jurisprudence du Conseil d’Etat: point ici d’Ă©tat d’urgence, de siĂšge ou de guerre; point davantage de menace immĂ©diate ou exceptionnelle Ă l’ordre public qui justifierait une atteinte particuliĂšre aux libertĂ©s. La situation de la ville de Montfermeil, pour difficile qu’elle soit, est terriblement ordinaire de nos jours, ce qui justifiera par ailleurs aux yeux du juge la nĂ©cessitĂ© de la mesure prise. Mais le juge va ensuite examiner avec une attention particuliĂšre le rapport entre les avantages de cette mesure et ses inconvĂ©nients, entre la prĂ©servation de l’ordre public et l’atteinte d’une part aux libertĂ© de circulation et d’association, et d’autre part l’atteinte au principe d’Ă©galitĂ© devant la loi, bref il va vĂ©rifier la proportionnalitĂ© de la mesure et mĂȘme son opportunitĂ© avec une particuliĂšre sĂ©vĂ©ritĂ©. C’est ce que qu’on appelle le contrĂŽle renforcĂ©, qui trouve sa pleine application quand d’une part l’administration dispose d’une marge de manoeuvre importante dans l’acte Ă prendre et que d’autre part celui-ci porte atteinte de maniĂšre significative Ă une libertĂ© publique.
Et c’est bien ici que le bĂąt blesse.
La mesure municipale est d’une particuliĂšre sĂ©vĂ©ritĂ©: contrairement aux prĂ©cĂ©dents arrĂȘtĂ©s municipaux limitant la circulation des mineurs, elle s’Ă©tend Ă la journĂ©e et donc empĂȘche la tenue d’activitĂ©s lĂ©gitimes: elle a pour effet, par exemple, d’empĂȘcher un groupe d’amis de se rendre en commun Ă un entrainement sportif; elle les empĂȘche aussi d’aller s’inscrire en groupe sur les listes Ă©lectorales - ce qui fait sans doute les affaires du maire; elle oblige tout autant les parents, contraints Ă divers acrobatie pour gĂ©rer leurs quatre enfants et s’Ă©viter le tribunal de police.
De l’autre cĂŽtĂ©, quel avantage peut-on espĂ©rer en tirer ? Aucun, sauf Ă considĂ©rer que la dĂ©linquance est majoritairement le fait de groupes de jeunes de 15 Ă 18 ans. C’est mĂ©connaĂźtre la dĂ©linquance individuelle ou Ă deux (le vol Ă la roulotte na besoin que de deux personnes), c’est mĂ©connaĂźtre la dĂ©linquance des jeunes mineurs (parfois dĂšs 10 ans), c’est mĂ©connaĂźtre la dĂ©linquance des jeunes majeurs, dont on peut regretter que l’acquisition du droit de vote Ă 18 ans ne les empĂȘche pas de dĂ©rapper - ou de continuer Ă dĂ©rapper - par la suite.
DĂšs lors, le principe de proportionnalitĂ© est mĂ©connu et l’arrĂȘtĂ© de M. Lemoine doit ĂȘtre annulĂ©. Je prends les paris - en serrant les fesses.
brigetoun a dit :
et je souhaite, au nom de la raison et au nom de ce qui me tient lieu de morale, que vous gagnez votre pari. Reste Ă trouver un montfermeillais ou meillois
Mardi 25 avr 2006 à 00:39
erasoft a dit :
@brigetoun : montfermeillois
et heureux
Mardi 25 avr 2006 à 07:37
Paxatagore a dit :
Benjamin !
Mardi 25 avr 2006 à 07:57
groM a dit :
J’ai juste oubliĂ© de prĂ©ciser dans ce billet que le dĂ©lai pour agir est de deux mois aprĂšs la publication de l’acte.
Mardi 25 avr 2006 à 10:20
PlopBlog a dit :
A Monfermeil, un mineur n’a droit qu’à deux potes
Le maire de Montfermeil a confirmé dimanche avoir pris un arrêté interdisant aux mineurs de se déplacer à plus de trois
En vertu de cet arrêté pris le 7 avril, les mineurs de 15 à 18 ans ne peuvent se déplacer à plus de trois dans le centre-ville,
Mardi 25 avr 2006 à 13:21
Yannick Patois a dit :
“groupes formĂ©s de plus de trois mineurs de 18 ans majeurs de 15 ans”
Vous comprenez quoi, lĂ , vous? Moi, rien.
J’espere que ce n’est pas le texte original
Sur le fond, c’est trĂšs inquiĂ©tant, mais assez reprĂ©sentatif - hĂ©las - de l’Ă©volution sĂ©curitaire de notre sociĂ©tĂ©.
Mardi 25 avr 2006 à 14:33
groM a dit :
mineurs de 18 ans: qui ont moins de 18 ans; majeurs de 15 ans: qui ont plus de 15 ans. Bref les 15-18. Je dois avouer m’ĂȘtre amusĂ© avec la formule
Quant au texte original, je ne l’ai pas, j’ai donc Ă©tĂ© obligĂ© de me baser sur les Ă©chos dans la presse (qui ne sont pas forcĂ©ment trĂšs prĂ©cis)
Mardi 25 avr 2006 à 14:43
lornithorynk a dit :
Est ce que le prĂ©fet n’a pas qualitĂ© pour dĂ©fĂ©rer cet arrĂȘtĂ© plus que douteux?
Mardi 25 avr 2006 à 20:14
Zoopol a dit :
J’ai la dĂ©sagrĂ©able impression que votre note obĂ©it Ă la logique du CQFD (peut-ĂȘtre Ă cause de la note prĂ©cĂ©dente?). Entendons nous bien: il n’est pas question de l’opportunitĂ© de cette rĂ©glementation, mais de sa validitĂ© juridique.
Voyez les ordonnances de référé des 9 et 27 juillet 2001 (AJDA 2002, p. 351), qui montrent que le juge (des référés) refuse de statuer en opportunité.
Je suis nĂ©anmoins d’accord avec vous sur la question de la durĂ©e du couvre-feu (toute la journĂ©e, cela paraĂźt singuliĂšrement disproportionnĂ©). Mais c’est bien le seul point juridiquement contestable Ă mon avis (sur le plan de la lĂ©galitĂ© interne).
Mardi 25 avr 2006 à 20:45
Zoopol a dit :
Oui, lornithorynk, le maĂźtre du blog Ă©carte ce point en introduction…
Mardi 25 avr 2006 à 20:47
groM a dit :
@Zoopol: je ne contesterai certainement pas l’absence de contrĂŽle d’opportunitĂ© dans le cas d’un rĂ©fĂ©rĂ©, mais nous envisageons ici le cas d’un REP. Dans le cas oĂč le juge se livre Ă contrĂŽle total de proportionnalitĂ© comme cela serait trĂšs certainement le cas ici, il est bien difficile de distinguer ce contrĂŽle d’un contrĂŽle en opportunitĂ©.
Pour ce qui est de la logique de CQFD, je ne le contesterai pas non plus. Cet arrĂȘtĂ© heurte mon systĂšme de valeur, aussi je souhaite qu’il soit annulĂ©, ce qui me conduit Ă dĂ©rouler le raisonnement de cette maniĂšre. A moins que cela ne soit un vieux reste de mes lointaines Ă©tudes scientifiques ?
Mardi 25 avr 2006 à 21:25
groM a dit :
“Mais câest bien le seul point juridiquement contestable Ă mon avis (sur le plan de la lĂ©galitĂ© interne).”
Remarquez que je ne dis pas autre chose
Mercredi 26 avr 2006 à 11:20
BloghorrĂ©e » Archive du blog » Montfermeil: le MJS dĂ©pose un recours a dit :
[…] BloghorrĂ©e “Une constitution, et surtout une constitution faite par et pour la France, est nĂ©cessairement un pas dans la civilisation; si elle n’est point un pas dans la civilisation, elle n’est rien.” Victor Hugo « Montfermeil: R.E.P. et R.I.P. […]
Mercredi 26 avr 2006 à 11:32
erasoft a dit :
Je ne comprends pas une chose dans votre article : son titre :
“Montfermeil: R.E.P et R.I.P”. Que veut dire R.E.P et R.I.P… Pardon de mon inculture, le cas Ă©chant…
Mercredi 26 avr 2006 à 23:09
Laurence a dit :
Pas mal votre article mais je crois que malgrĂ© tout, le maire Ă raison…cela a surement Ă©tĂ© dificile de prendre cette dĂ©cision que jÂŽestime courageuse…je fais confiance Ă la police pour quÂŽelle nÂŽinflige pas dÂŽamende aux mamans de famille nombreuse…. Malheureusement, parfois les faits nous obligent Ă limiter les libertĂ©es individuelles de certains pour seulement proteger celles des autres….et ne parlons pas des deux filles du maires lachement agrĂ©ssĂ©es Ă la sortie du lycĂ©e mardi soir…
Jeudi 27 avr 2006 à 09:11
groM a dit :
@erasoft
REP: recours pour excĂšs de pouvoir
RIP: resquiescat in pace (repose en paix, traduction français REP)
@Laurence:
Les droits de l’Homme partent du principe mĂȘme que, mĂȘme dans un Ă©tat de droit, on ne saurait se fier au seul bon sens des individus pour garantir les libertĂ©s. Les personnes chargĂ©es d’assurer l’ordre sont humaines, ont des rĂ©actions humaines et donc sont soumis Ă l’erreur et Ă l’excĂšs comme tout un chacun. Sans parler de ceux qui ont des tentations autoritaristes, ou des prĂ©occupations Ă©lectorales !
Mon point de vue est que ce type d’arrĂȘtĂ© ne rĂ©soud rien, et que dans le mĂȘme temps il multiplie les occasions de conflit. Une situation paradoxal alors qu’il est pris dans le cadre de mesures de police destinĂ©es Ă assurer la tranquillitĂ© publique.
Quant Ă l’agression dont ont Ă©tĂ© victime les filles du maire, elle tombe si opportunĂ©ment que ses auteurs doivent avoir environ 2 de QI. Heureusement qu’elles n’ont pas Ă©tĂ© blessĂ©es.
Jeudi 27 avr 2006 à 10:10
BloghorrĂ©e » Archive du blog » Les circonstances exceptionnelles a dit :
[…] Dans un billet prĂ©cĂ©dent, relatif Ă l’arrĂȘtĂ© municipal de Montfermeil, j’Ă©cartai d’un trait de plume un peu rapide la possibilitĂ© pour le maire de se prĂ©valoir de circonstance exceptionnelle au sens de la jurisprudence du Conseil d’Etat pour justifier l’atteinte grave aux libertĂ©s que met en oeuvre son arrĂȘtĂ©. Un petit dĂ©tour dans le GAJA permet de confirmer cette position, notamment la note publiĂ©e sous le n°33, relative Ă l’arrĂȘt du 28 juin 1918 du Conseil d’Etat, HeyriĂšs. […]
Dimanche 30 avr 2006 à 18:48
Lucide a dit :
Le MJS prolixe pour dĂ©noncer (spĂ©cialitĂ© de gauche) mais vous n’auriez pas des solutions Ă proposer pour le problĂšme des 600% de dĂ©liquance ?? Vous n’y aviez peut ĂȘtre pas penser ? Ou trop occuper Ă casser les idĂ©es de ceux qui en ont ?
Je ne doute pas que les membres du MJS ont des grands parents. Donc qu’ils pensent au vieillard qui s’est fait passer Ă taba par nos gentils jeunes. Ou cette femme qui a eu les deux poignets cassĂ©s ?
Quand ça sera un de vos proches vous aurez des idées ?
Je vous laisse dans votre monde magique de l’irrĂ©alitĂ©.
Avec vos litanies de zombie sur “les droits de l’homme”, de “libertĂ©”.
Cette saison vous pouvez mĂȘme rajouter un peu de “stigmatisation” s’est trĂšs tendance.
Faut redescendre 68 s’est fini !!! Pensez davantage Ă la sĂ©curitĂ© de ceux que vous aimez avant de penser Ă votre si grande Ăąme, votre si belle Ăąme d’homme de gauche.
Une seule chose me rassure dans tout ça. Ma famille et moi n’habitons pas une ville oĂč l’on se bat pour “la libertĂ© d’agresser”.
Dimanche 7 mai 2006 à 17:36
C'est l'histoire a dit :
Dialogue d’un jeune des MJS qui ramasse un vieillard venant de se faire agresser par une bande de ‘jeunes’.
MJS:
“he oui vieil homme si vous avez la libertĂ© de vous faire agresser et bien je suis peu fier de vous dire que c’est en partie grace Ă ma petite personne.”
VIEIL HOMME:
Pourr… (interrompu)
MJS:
Et oui la libertĂ© pour nous c’est un principe sur lequel on ne transige pas. Et quand il faut se battre nous ne reculons pas monsieur.
VIEIL HOMME:
Pourriez-vous ap… (interrompu)
MJS:
Ce combat et ce recours devant le tribunal administratif n’Ă©tait pas gagnĂ©. Mais on ne tait pas la libertĂ© brave homme. Et la constituion notre mĂšre Ă parlĂ©. Ces jeunes sont justement sociables comme je l’ai fait remarquer. En effet ne sont ils pas bandes ?
VIEIL HOMME:
Oui jeune homme surement surement … Je remercie de votre grandeur Ăąme mais pourriez-vous appelĂ© le SAMU je me vide de mon sang …
Dimanche 7 mai 2006 à 17:55
groM a dit :
@Lucide: j’aime beaucoup me faire traiter de soixante-huitard bourgeois de la part d’un inconnu. Mais ce sont les risques du mĂ©tier. Sachez que dans la ville oĂč j’habite, 29 voitures ont brĂ»lĂ© en novembre dernier, ce qui n’est sans doute pas le cas Ă Puteaux, votre commune, dont le nom m’a Ă©tĂ© dĂ©noncĂ© par votre adresse IP. Cela ne m’empĂȘche pas de penser que l’Etat d’urgence est une chose ridicule, attachement suranĂ© Ă des libertĂ©s dont je suis sĂ»r que vous ne vous bougeriez pas beaucoup pour les gagner. Faut dire qu’Ă Puteaux, l’ordre - et donc la libertĂ© - rĂšgne.
J’en pofite d’ailleurs pour faire un peu de pub au camarade GrĂ©bert:
www.monputeaux.com
@c’est l’histoire: mĂȘme causes, mĂȘme effets. MĂȘme adresse IP, mĂȘme rĂ©ponse.
Mardi 9 mai 2006 à 09:57
Lucide a dit :
groM si tu veux impressionner trouve des idées pour protéger les tiens.
Mais je sais qu’Ă gauche c’est pas votre fort. Vous ĂȘtes spĂ©cialisĂ© dans le cassage des idĂ©es de ceux qui en ont. On ne peut pas tout faire non plus.
Que de bels Ăąmes. Pas d’idĂ©e mais en plus Ă©viter mĂȘme de tester celles des autres.
Je ne pense pas qu’on puisse aller plus bas en terme de pensĂ©e pourrissante et moribonde. Qui va mĂȘme jusqu’Ă rejeter le droit Ă la sĂ©curitĂ© des faibles. Ecoeurant d’Ă©gocentrisme.
Mardi 9 mai 2006 à 10:33
BloghorrĂ©e » Archive du blog » Montfermeil (1): pour qui sonne le glas a dit :
[…] Suspension et non pas annulation. Le MJS a en effet choisi la voie du rĂ©fĂ©rĂ©-libertĂ©, dĂ©fini par lâarticle L521-2 du code de justice administrative, qui permet au juge des rĂ©fĂ©rĂ© dâ« ordonner tout mesure nĂ©cessaire Ă la sauvegarde dâune libertĂ© fondamentale Ă laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privĂ© chargĂ© de la gestion dâun service public aurait portĂ© dans lâexercice dâun de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illicite ». Il faut pour cela que la demande soit justifiĂ©e par lâurgence. […]
Lundi 15 mai 2006 à 23:20
Lucide a dit :
Putain mais on vous parle de réalité de la vraie vie avec les vrais coups dans la gueule.
Alors s’il te plait arrĂȘte de te masturber avec ton “annulation, suspension” on en a rien Ă foutre. On te dis juste que cette mesure etait temporaire pour dire Ă tout le monde “STOP MAINTENANT ON SE CALME”…
Allé je me casse le niveau est aussi faible que le blog MJS.
Que des beaux branleurs d’Ăąme ici. ZERO IDEE.
Vendredi 19 mai 2006 à 20:36
groM a dit :
Bon débarras.
Dimanche 21 mai 2006 à 11:44