Arcelor (2): Ich liebe Solange
J’ai dit dans le billet prĂ©cĂ©dent tout le bien que je pense de Solange. En y rĂ©flĂ©chissant, j’en pense encore plus de bien. Solange Ă©tablit en fait un systĂšme oĂč la garantie des droits est assurĂ©e de maniĂšre trĂšs satisfaisante puisque redondante.
D’une part, le niveau de protection garanti en pratique correspond au niveau le plus Ă©levĂ© fourni par le droit interne et le droit communautaire chacun de leur cĂŽtĂ©. Dans le cas (improbable j’en conviens) oĂč le niveau de protection offert par l’un ou l’autre diminue, l’autre ordre vient en relĂšve, et le conflit qui ne manquerait pas d’en rĂ©sulter aurait une rĂ©sonnance europĂ©enne.
D’autre part, quand bien mĂȘme il n’y a pas de diffĂ©rence significative en termes de protection offerte, une telle institution crĂ©e une saine Ă©mulation entre des ordres juridiques et pousse Ă un mieux-disant en termes de protection des libertĂ©s.
Also liebe ich Solange !
Ibn Kafka a dit :
Ich liebe ihn auch! MĂȘme si dans l’ordre international - et communautaire en particulier - la suprĂ©matie du texte international sur le texte interne, fĂ»t-il constitutionnel, fait thĂ©oriquement - et thĂ©oriquement seulement - nul doute, le pragmatisme juridico-politique impose une coexistence pacifique entre texte communautaire / constitutions nationales. La jurisprudence so lange… avait d’ailleurs incitĂ© la CJCE Ă adopter l’arrĂȘt Nold et l’arrĂȘt Hauer. Comme quoi la remise en cause de la suprĂ©matie du droit communautaire n’est pas toujours pernicieuse (je ne plaide pas pour sa fin, loin de lĂ , mais constate que la concurrence peut parfois avoir du bon…).
Mardi 13 fĂ©v 2007 à 22:18