TraitĂ© enterrant l’Union EuropĂ©enne
D’après le mandat donnĂ© Ă la confĂ©rence inter-gouvernementale qui va devoir rĂ©diger le fameux TraitĂ© enterrant l’Union EuropĂ©enne “traitĂ© simplifiĂ©” (en fait, un ensemble d’amendements au traitĂ© sur l’Union EuropĂ©enne et au traitĂ© Ă©tablissant la communautĂ© EuropĂ©enne):
The TEU and the Treaty on the Functioning of the Union will not have a constitutional character. The terminology used throughout the Treaties will reflect this change: the term “Constitution” will not be used, the “Union Minister for Foreign Affairs” will be called High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy and the denominations “law” and “framework law” will be abandoned, the existing denominations “regulations”, “directives” and “decisions” being retained. Likewise, there will be no article in the amended Treaties mentioning the symbols of the EU such as the flag, the anthem or the motto.
Que ce texte enjouĂ© me donne l’occasion d’Ă©mettre quelques remerciements chaleureux.
Un grand merci donc aux partisans du “Non”, qui dans leur amour vibrant de l’Europe, ont rĂ©ussi Ă la dĂ©pouiller de tout ce qui pouvait en faire un projet enthousiasmant pour ne lui laisser que ses oripeaux technocratiques.
Un grand merci aux partisans du “Oui” de gauche, pour leur incapacitĂ© Ă proposer une quelconque alternative - vous me direz, c’est pas eux qui ont foutu la merde, mais quand mĂŞme, un petit effort eĂ»t Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ©.
Un grand merci au PrĂ©sident de la RĂ©publique, qui va faire passer le nouveau traitĂ© par la voie parlementaire, au mĂ©pris du vote exprimĂ© en 2005. Et ne me dites pas qu’il suffit, pour Ă©teindre les prĂ©occupations exprimĂ©es alors, de faire de la broderie avec la concurrence pure et parfaite !
Un grand merci Ă la Pologne, qui dans son souci de l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral europĂ©en, repousse de 10 ans l’application de la procĂ©dure de vote qui Ă©tait censĂ©e dĂ©bloquer le fonctionnement de l’Union.
Un grand merci Ă l’EuropĂ©en Tony Blair, qui Ă l’occasion de son dernier acte politique, fait tout pour que la Charte EuropĂ©enne des droits fondamentaux ne puisse trouver Ă s’appliquer au Royaume-uni. C’est vrai que reconnaĂ®tre “le droit Ă l’information et Ă la consultation des travailleurs au sein de l’entreprise” et “le droit de nĂ©gociation et d’actions collectives” c’est encore une saletĂ© introduite par les rouges pour affaiblir l’Ă©conomie britannique.
Et un deuxième grand merci enfin aux partisans du “Non”, dont le silence d’aujourd’hui est aussi assourdissant que leur clameur d’hier.
Décidemment, ce futur traité est gravé dans le marbre dont on fait les tombeaux.
She-Anh a dit :
Doit-on souligner Ă quel point nul parti politique franco-français n’aura souhaitĂ© tirer quelque conclusion que ce soit du rĂ©fĂ©rendum de 2005 ? Doit-on par ailleurs souligner que bien qu’ayant Ă©tĂ© Ă©pisodiquement majoritaire, le “non” ne dispose d’aucun relais politique ou mĂ©diatique ?
Dès lors, le silence politique et mĂ©diatique des partisans du “non” (hormis quelques spĂ©cialistes de longue date de la rĂ©cupĂ©ration, au premier rang desquels le PCF) est la seule rĂ©ponse logique Ă l’inutilitĂ© qu’il y aurait pour eux de s’exprimer sur la scène politique franco-française.
Comme dit le dicton “la vĂ©ritĂ© est ailleurs.”
Vous pensez vraiment que l’affaire est bouclĂ©e ?
Lundi 25 juin 2007 à 13:39
Coûteaux a dit :
Bon connaisseur du dĂ©bat institutionnel europĂ©en, M. Bourlange s’Ă©merveillait ce 24 juin sur France Culture (« l’Esprit public ») du « traitĂ© modificatif » adoptĂ© la veille, aux petites heures bruxelloises : « Toute la Constitution est lĂ ! Il n’y manque rien ! ». Un titre du Monde (24 et 25 juin) l’exprime de façon explicite : « Les symboles disparaissent, le fond reste ». Nous sommes bien en face d’une Constitution-bis ; comme je l’annonçais le 22 par un communiquĂ© diffusĂ© par l’AFP, « quelques jours après la fin du cycle Ă©lectoral privant les Français de toute expression nationale avant des annĂ©es, le sommet n’a d’autre but que de reprendre le texte rejetĂ©, en le remaquillant pour Ă©viter un nouveau rĂ©fĂ©rendum ». Je mets les Français en garde : nous ne devons pas nous laisser abuser par les malicieuses dĂ©clarations des partisans les plus acharnĂ©s de la supranationalitĂ© qui font mine de regretter la Constitution, ni par une presse qui, largement dupe du maquillage, parle Ă tue tĂŞte de victoire diplomatique de M. Sarkozy, comme si la France qui a dit Non sortait victorieuse de l’Ă©preuve : en rĂ©alitĂ© les nonistes sont refaits, ce que montre toute Ă©tude prĂ©cise dudit « compromis » et de ses cinq points- clefs…LIRE LA SUITE
Lundi 25 juin 2007 à 14:01
LoĂŻc a dit :
Contrairement Ă vous, je ne regrette pas que le nouveau traitĂ© ne soit pas un “projet enthousiasmant”. J’avais votĂ© un “oui” de raison, approuvant une partie significative des modifications d’ordre “technocratique” que proposait la Constitution. Je me rĂ©jouis que grâce aux “non” j’obienne en fin de compte un traitĂ© qui me convient encore davantage que celui qu’ils ont fait repoussĂ©.
Les mĂ©thodes de propagande consistant Ă jouer sur les Ă©motions des gens pour modifier en douceur leurs perceptions d’une rĂ©alitĂ©, je les exècre. Vouloir doter quelque chose qui n’est pas un Etat d’attributs d’un Etat (Constitution, hymne, drapeau, devise) en espĂ©rant que ça modifiera en douceur Ă quelques dizaines d’annĂ©es de distance la perception populaire d’une Europe fĂ©dĂ©rale, ce sont des procĂ©dĂ©s qui me hĂ©rissaient. J’avais votĂ© “oui” quand mĂŞme, en hĂ©sitant. Je suis fort heureux de la conclusion (dĂ©finitive ?) du processus.
Lundi 25 juin 2007 à 14:38
groM a dit :
@LoĂŻc: je crois que nous sommes d’un avis radicalement opposĂ© sur cette affaire.
@CoĂ»teaux: vous illustrez très bien ce que je prĂ©vois, Ă savoir que ce “nouveau” traitĂ© ne satisfera ni les partisans du non, dont vous ĂŞtes, ni les partisans du oui, dont je suis.
@She-Anh: oui, je suis très pessimiste sur l’avenir de l’Europe. Et bien triste.
Lundi 25 juin 2007 à 15:09
Loge a dit :
Ce traitĂ© sera Ă l’image de ce qu’est vraiment l’Europe : rien.
Lundi 25 juin 2007 à 17:45
Passant a dit :
Loge: Ha, si nous étions tous des boeufs, sans doute aimerions-nous cette Union Européenne qui nous rédige de si belles directives européennes sur le bien-être animal.
(J’ai personnellement une petite faiblesse pour cette règle sortie de comitologie Ă l’europĂ©enne qui permet Ă l’Ă©leveur Ă©quipant son prĂ© d’un promontoire destinĂ© Ă permettre Ă l’animal d’assumer son atavisme pour les observatoires surĂ©velĂ©s et, ce faisant, de rĂ©duire son niveau de stress, qui dĂ©tend terriblement l’atmosphère entre amis les soirs d’hiver)
Lundi 25 juin 2007 à 18:41
brigetoun ou Brigitte Celerier a dit :
pour le dernier remerciĂ©, pensez vous que si les français et les hollandais avaient votĂ© oui il aurait fait voter le traitĂ© par ses parlementaires (le referendum il l’a prĂ©conisĂ© surtout pour les autres) ?
mais ce n’est pas grave les anglais continueront Ă indiquer ce que doit ĂŞtre l’Europe, l’euro etc.. Le point sur lequel je suis d’accord avec le second De Gaulle : ils n’ont rien Ă faire en Europe. Et vive Sarkozy qui pense qu’en enlevant les mots sur la concurence (juste une phrase faut pas exagĂ©rer) et la mention de ce pauvre joli drapeau il a sauvĂ© l’Europe (c’est fou ce que lui et Fillon sauvent)
Lundi 25 juin 2007 à 18:43
Ddt a dit :
GroM, n’oublie pas que l’Europe a toujours avancĂ© de façon incrmĂ©entaliste, je dirais mĂŞme qu’on a toujours fait deux pas en avant et un pas en arrière.
Le projet europĂ©en est quand mĂŞme unique en son genre, jamais dans l’histoire de l’humanitĂ© on aura eu pareille audace, on l’oublie trop souvent.
Qu’est-ce que dix ans de plus dans la construction europĂ©enne? Ce n’est pas bien grave, je crois que le principal est d’avoir redĂ©marrĂ©, quitte Ă partir d’un consensus faible…
Lundi 25 juin 2007 à 22:00
groM a dit :
@Passant: je suis un homme, et j’aime bien la charte EuropĂ©enne des droits fondamentaux, qui prend soin de nous. Mais Ă la diffĂ©rence des boeufs, les hommes ont Ă©tĂ© suffisament stupides pour refuser qu’on leur brosse le poil.
@Ddt: Ce qui me met en colère, c’est qu’Ă chaque fois que l’on essaye de sauter une Ă©tape, c’est la France qui fait capoter. 1954: refus de la CED. 1966: “Compromis” de Luxembourg; 2005: TECE. Alors la construction incrĂ©mentale, je veux bien; taper sur les anglais et les polonais, je suis d’accord; mais n’oublions pas qui est responsable.
Et puis je suis las d’attendre d’hypothĂ©tiques “petits pas”. Le monde change Ă tout vitesse, et il faut 10 ans (10 ans bordel !) Ă l’Europe pour se adopter une simple règle de vote. Quel exemple pour le monde ! Quelle audace !
Mardi 26 juin 2007 à 09:49
Passant a dit :
à ce sujet, avez-vous bâti votre opinion sur les trois situations juridiques de cette charte dans les trois hypothèses (Nice, TCE, Mini-Traité ?)
Mercredi 27 juin 2007 à 17:50
Grachus a dit :
Pas d’expression des nonistes ? Oui, mais oĂą sont leurs relais ? Les partis qui ont la parole dans ce pays ont dĂ©fendu le oui et n’ont pas changĂ© de direction depuis.
Ce traitĂ© donne, et personne ne le souligne, raison aux nonistes d’ailleurs. Nous sommes face au fameux plan B. Et nous n’allons pas nous en rĂ©jouir ou nous pavaner. Nous connaissons et reconnaissons l’imperfection du nouveau texte. Mais il n’avait pas la prĂ©tention du premier, qui Ă©tait pire. Votre argumentaire relativise d’ailleurs notre “Ă©goĂŻsme”. Les nonistes français auraient enterrĂ© l’Europe. Que dire alors des britanniques et des polonais aujourd’hui ? Et tout le monde sait que le rĂ©fĂ©rendum aurait Ă©tĂ© nĂ©gatif en Grande Bretagne Ă©galement. Il est dommage que ce rĂ©fĂ©rendum n’ait pas Ă©tĂ© programmĂ© Ă une date unique Ă l’Ă©chelle europĂ©enne. Les discours auraient Ă©tĂ© bien diffĂ©rents aujourd’hui.
Enfin, vous semblez peu enthousiaste face Ă la suppression de la concurrence libre et non faussĂ©e dans les objectifs fondamentaux du traitĂ©. Nous sommes lĂ encore en dĂ©saccord. Il n’y a pas de cinĂ©ma de la Commission face Ă ce qui constitue rĂ©ellement une dĂ©faite de l’Europe-marchĂ©. La rĂ©fĂ©rence Ă la concurrence, Ă près de 15 reprises dans le reste du traitĂ©, lui fait garder sa qualitĂ© de rĂ©fĂ©rence opĂ©rationnelle. Mais il ne sera pas un objectif fondamental. Il reste un instrument, au service des objectifs du traitĂ©. Cela fera toute la diffĂ©rence dans les futurs contentieux entre les technocrates de la Commission et les Ă©lus du peuple, au Parlement europĂ©en et dans les Etats membres. La prééminence du politique sur l’Ă©conomique. Je ne peux que m’en fĂ©liciter. Je m’en explique d’ailleurs moi aussi sur mon blog.
Le compromis diplomatique est toujours imparfait et source de frustration pour les plus ambitieux. Mais il a la qualitĂ© de son dĂ©faut. Sa modestie. Il n’en sera que plus facilement acceptĂ©. Une vĂ©ritĂ© qu’avait oubliĂ© les dĂ©fenseurs du prĂ©cĂ©dent traitĂ©.
Vendredi 29 juin 2007 à 08:15
groM a dit :
@Grachus: Magnifique. S’il suffit de cela pour satisfaire les nonistes, pourquoi alors avoir fait ch… suer tout le monde en 2005 ?
Vous nonistes dĂ©fendiez alors que la première partie, celle sur les institutions, Ă©tait la bonne, et que la partie III portait tous les vices de la terre. Aujourd’hui, on ampute uniquement la partie I de ce qui faisait son esprit, de ce qui avait une chance de faire avancer l’Europe dĂ©mocratique, et l’on prĂ©serve cette fameuse partie III, qui constitue l’essentiel des traitĂ©s actuels. Vous noterez au passage, malgrĂ© le hochet qu’on vous a donnĂ© en supprimant la concurrence des objectifs de l’Union (un ajout du TECE), qu’il n’est pas question de changer les articles 81 et 82 actuels sur la concurrence et donc que cela ne va pas changer grand chose aux politiques qui seront menĂ©es dans l’avenir.
RĂ©sultat des courses: hourra, quel beau plan B, on vous l’avait dit ! Quelle prééminence du politique sur l’Ă©conomique ! Laissez-moi vous poser deux questions: ils sont oĂą, les grands plans “modestes” de constituante europĂ©enne ? Et cela vous dĂ©range pas, sur le plan dĂ©mocratique, qu’un texte refusĂ© Ă une large majoritĂ© par rĂ©fĂ©rendum soit adoptĂ©, dans l’essentiel, par la voie parlementaire ?
@Passant: dans mon souvenir c’est:
- actuellement: pas contraignante;
- avec le TECE: contraignante pour l’Union;
- avec le TraitĂ© simplifiĂ©: contraignante aussi, mais avec un texte qui doit prĂ©ciser son champ d’application. A voir donc. Et puis elle rĂ©trograde en termes de statut puisqu’elle n’est que citĂ© dans le texte, et non reproduite in extenso.
LĂ aussi, que de mensonges des nonistes sur cette Charte. Quand je pense qu’il y en a eu pour soutenir qu’elle allait interdire l’avortement car elle reconnaĂ®t le droit des ĂŞtres humains Ă la vie ! Vient-il Ă l’idĂ©e de quelqu’un de reprocher au code pĂ©nal de rĂ©primer le meurtre ?
Vendredi 29 juin 2007 à 11:24
Grachus a dit :
Je constate toujours autant d’aggressivitĂ© dans les propos des “ouiistes”, qui n’ont pour seules rĂ©ponses Ă nos arguments que “vous ĂŞtes des idiots”. Merci bien, je vois que le sens du dialogue est une vertu partagĂ© par tous.
Comment oser dire que la non modification des articles 81 et 82 va sclĂ©roser la politique de la concurrence ? Ces articles sont des articles d’incrimination et de sanction, ils ne posent aucun objectif ! A-t-on modifiĂ© ces articles Ă l’adoption du rĂ©glement 1/2003 qui a complètement chamboulĂ© la politique communautaire de la concurrence? Si vous ne voulez pas voir la diffĂ©rence entre une politique de concurrence inscrite dans un traitĂ© dont l’objectif est la construction d’une union entre les peuples et la politique de concurrence inscrite dans un traitĂ© qui dit que la concurrence est une fin en soi, libre Ă vous !
Ensuite, je n’ai rien dit quant Ă la procĂ©dure de ratification. Je me suis contentĂ© de m’exprimer sur son contenu. Bien sĂ»r qu’un rĂ©fĂ©rendum est la solution dĂ©mocratique, qui a dit le contraire ??? Ce n’Ă©tait pas l’objet de mon post, c’est tout !
Enfin, va falloir m’expliquer oĂą Ă©tait l’Europe dĂ©mocratique dans le traitĂ© de l’Ă©poque ! Parce que si pour vous, la suppression de la concurrence libre et non faussĂ©e dans les objectifs du traitĂ© est un gadget, alors que dire de l’instauration de la fameuse citoyennetĂ© europĂ©enne ou du droit de pĂ©tition, qui faisaient rire tous les communautaristes de France et de Navarre ! Et votre pseudo-argument sur la partie 3 (dont les ouiistes rĂ©pĂ©taient sans cesse qu’il Ă©tait inutile de la lire, car trop technique et sans intĂ©rĂŞt) est fallacieux. Il Ă©tait dĂ©jĂ en vigueur avant le rĂ©fĂ©rendum. Vouloir lui donner une lĂ©gitimitĂ© populaire en le cachant derrière une 1° partie gadget pseudo-dĂ©mocratique, voila ce qui a fait le tombeau de ce texte !
Le non Ă©tait un acte de rĂ©volte face Ă une Ă©volution antidĂ©mocratique, technocratique d’une Union qui s’abandonne aux puissances de l’argent. Il a mis CETTE Europe en panne. Il a mis en lumière que le beau projet politique Ă©tait un gadget entre des gouvernements dont l’Ă©goĂŻsme et le cynisme a Ă©clatĂ© au grand jour depuis. C’est tout çà qui fait la crise de l’Europe aujourd’hui. La vraie Europe. Celle du projet noble d’une union entre les peuples.
Aujourd’hui on tente de la relancer et l’ambition est plus modeste. La Commission, en crise perpĂ©tuelle depuis 2005, n’a plus l’arrogance du dĂ©but des annĂ©es 2000. Alors je suis fier d’avoir votĂ© non Ă ce rĂ©fĂ©rendum qui se prĂ©tendait une consultation dĂ©mocratique, mais qui voyait un gouvernement poser une question Ă laquelle il n’y avait qu’une seule bonne rĂ©ponse.
Vendredi 29 juin 2007 à 13:31
Grachus a dit :
Et je n’ai jamais dit que ce texte me satisfaisait ! Je me suis insurgé contre l’attaque envers les nonistes et ne suis pas d’accord avec votre vision de la suppression de la concurrence libre et non faussée dans les objectifs du traité !
Vendredi 29 juin 2007 à 13:33
groM a dit :
@Grachus: “Je me suis insurgĂ© contre l’attaque envers les nonistes et ne suis pas d’accord avec votre vision de la suppression de la concurrence libre et non faussĂ©e dans les objectifs du traitĂ© !”
Faites.
“Il a mis en lumière que le beau projet politique Ă©tait un gadget entre des gouvernements dont l’égoĂŻsme et le cynisme a Ă©clatĂ© au grand jour depuis.”
Les vainqueurs Ă©crivent l’histoire, paraĂ®t-il … Quant Ă l’arrogance de la commission au dĂ©but des annĂ©es 2000, puis-je respectueusement vous rappeler que c’est en 1999 que la commission Santer a dĂ©missionnĂ© car elle avait trop peur’ĂŞtre censurĂ©e par le Parlement EuropĂ©en ? C’est vrai que cela arrive tellement rarement en France que cela doit ĂŞtre le signe que l’Europe n’est pas dĂ©mocratique.
“lors je suis fier d’avoir votĂ© non Ă ce rĂ©fĂ©rendum qui se prĂ©tendait une consultation dĂ©mocratique, mais qui voyait un gouvernement poser une question Ă laquelle il n’y avait qu’une seule bonne rĂ©ponse.”
C’est un peu le principe du rĂ©fĂ©rendum … Mais je vous rassure, la mĂŞme erreur n’est pas prĂŞte d’ĂŞtre commise une seconde fois, qu’on l’approuve ou qu’on le regrette.
Vendredi 29 juin 2007 à 14:10