Pauvre PMF
Entre une dissert de droit des sĂ»retĂ©s (Les obligations d’information en matière de cautionnement) et une petite fiche de libertĂ©s fondamentales, un petit cri d’indignation dans le vide.
J’ai dĂ©couvert de près hier le centre Pierre Mendès-France de l’universitĂ© Paris 1. Je ne vous cache pas que la photo en lien est aussi flatteuse que trompeuse.
C’est la fameuse tour seventies du 90 rue de Tolbiac. L’entrĂ©e ressemble Ă celle d’un parking souterrain. Dans la cour, des rubans rouges et blancs dĂ©limitent des zones qu’il est interdit de frĂ©quenter car on risque de se prendre sur le coin de la figure une vitre tombĂ©e des Ă©tages (il doit pourtant bien y avoir Ă Paris 1 un publiciste qui connaisse la notion de dĂ©faut normal d’entretien d’un ouvrage public, non ?). L’intĂ©rieur est sombre, mal entretenu. Les amphis sont situĂ©s en sous-sol; ils sont tagguĂ©s, bas de plafond. L’espace est furieusement non fonctionnel. Bref, Ă cĂ´tĂ© de ça, le centre Saint-Hippolyte est une merveille de confort et une cathĂ©drale de lumière.
Franchement, Pierre Mendès-France n’a pas mĂ©ritĂ© ça; et les Ă©tudiants non plus. Les syndicats Ă©tudiants devraient sincèrement faire une prioritĂ© des conditions d’Ă©tudes. Pour autant que je voie tant sur le site de l’UNEF, que sur celui de l’UNI, l’amĂ©lioration des conditions de travail dans les universitĂ©s n’a pourtant pas l’air de faire partie de leurs prĂ©occupations majeures.