L’escalavage moderne
Hier, au 7-10 de France Inter, le dĂ©putĂ© Benoist Apparu s’est fendu de cette immortelle citation:
C’est juridiquement compliquĂ© va falloir qu’on dĂ©finisse ce qu’est une offre valable d’emploi, en termes de durĂ©e de transport, en termes de compĂ©tences et de qualifications […] C’est pas normal qu’un chĂ´meur Ă qui on propose un boulot dans sa zone gĂ©ographique qui correspond Ă sa qualification le refuse. Bien entendu 95% des chĂ´meurs ont envie de retrouver un emploi, et 5% peut-ĂŞtre pas. Et ceux-lĂ , on veut les pousser, les obliger Ă retrouver un emploi, mĂŞme s’ils le veulent pas.
Le dĂ©putĂ© de la Marne ne veut donc pas seulement pousser les chĂ´meurs Ă retrouver un emploi, c’est-Ă -dire les inciter: il veut les y obliger, c’est-Ă -dire les forcer. On sera franchement surpris qu’un aussi brillant sujet, titulaire d’un DESS de droit des affaires, semble ignorer les stipulations de l’article 4 de la Convention EuropĂ©enne de Sauvegarde des droits de l’Homme et des LibertĂ©s fondamentales, qui Ă©noncent:
Nul ne peut être astreint à accomplir un travail forcé ou obligatoire.
Profitons donc de cette excellente occasion pour nous intéresser à la notion de travail forcé.
Pour la convention n°29 de l’OIT (ratifiĂ©e par la France en 1937) en revanche, le travail forcĂ© dĂ©signe « tout travail ou service exigĂ© d’un individu sous la menace d’une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s’est pas offert de son plein grĂ© ». Une dĂ©finition qui correspond de manière troublante aux projets du gouvernement. Cette convention prĂ©voit aussitĂ´t des exceptions, pour le service militaire, les obligations civiques normales, le travail exigĂ© des individus condamnĂ©s, les travaux exigĂ©s dans les cas de force majeure, et enfin les menus travaux dit de village.
L’article 4 de la Convention EDH reprend pour sa part la mĂŞme prohibition du travail forcĂ© ou obligatoire, et les mĂŞmes exceptions, sauf celle relative aux menus travaux villageois. Les soutiens du dĂ©putĂ© Apparu ne manqueront donc pas d’exciper que le fait de reprendre un emploi est une obligation civique normale.
La Cour EuropĂ©enne des droits de l’Homme, en interprĂ©tant la Convention, a apportĂ© des prĂ©cisions intĂ©ressantes sur la notion de travail forcĂ© ou obligatoire et celle d’obligations civiques normales. Concernant la première, elle a repris la dĂ©finition de l’OIT (CEDH 23 novembre 1983 Van der Mussele c. Belgique). Concernant la seconde, elle a pu juger (CEDH 20 juin 2006 Zarb Adami c. Malte) qu’Ă©tait une obligation civique normale le fait de participer Ă un jury pĂ©nal; dans un autre arrĂŞt (CEDH 18 juillet 1994 Karlheinz Schmidt c. Allemagne), elle a pu estimer qu’un service obligatoire dans un corps de pompiers constituait une telle obligation; dans une autre affaire enfin (Van der Mussele, op. cit.), elle eut la mĂŞme apprĂ©ciation en ce qui concerne l’obligation pour un avocat de travailler pro bono.
On comprend bien alors que c’est l’idĂ©e de solidaritĂ© sociale qui sous-tend la notion d’obligation civique normale. Celle-ci ne peut concerner que des travaux qui sont dans l’intĂ©rĂŞt de la communautĂ©. Mais, plus prĂ©cisĂ©ment, si on s’en rĂ©fère Ă la lettre de la Convention n°29, c’est mĂŞme l’objet des travaux qui doit prĂ©senter un intĂ©rĂŞt pour la collectivitĂ©, et non le fait de travailler. Or, s’agissant des chĂ´meurs, peu importe, au fond, au gouvernement qu’ils soient employĂ©s comme plombiers, pompiers, ou gogo-dancer, ce qui compte c’est qu’ils cotisent plutĂ´t qu’ils ne perçoivent.
Par ailleurs, toutes les obligations civiques normales reconnues par la Cour sont des obligations Ă temps très partiel, qui s’opposent ainsi Ă une obligation permanente, comme celle qui ressort d’un contrat de travail. Cela est confirmĂ© par la convention n°29, qui tolère le travail obligatoire dès lors qu’il est exceptionnel. En l’espèce, rien de tel: sous la menace d’une rĂ©duction ou d’une suppression de leurs allocations, les chĂ´meurs se verraient obligĂ©s d’accepter une offre « valable ». Le dispositif est permanent et normal.
Il n’est donc pas possible d’exciper qu’il s’agit pour les chĂ´meurs d’accomplir une obligation civique normale.
Finalement, cette obsession gouvernementale (car il est question d’un dispositif similaire pour les mutations de fonctionnaires) n’est pas surprenante. Une majoritĂ© qui trouve normal d’instaurer une « journĂ©e de solidaritĂ© » au titre de laquelle l’intĂ©gralitĂ© du salaire (Ă concurrence de 7 heures de travail) est prĂ©levĂ©, il ne pas rĂ©ellement surprenant de vouloir forcer les chĂ´meurs Ă accepter tout emploi valable. Tout comme n’est pas surprenant le caractère profondĂ©ment idĂ©ologique de la mesure: l’idĂ©e du chĂ´mage volontaire est enracinĂ©e dans la logique des Ă©conomistes classiques et nĂ©o-classiques depuis toujours, et il est dès lors primordial de lutter contre. MĂŞme si cela ne concerne que les 5% de chĂ´meurs volontaires, et que, dans cette population, la fraction de ceux qui ont reçu plusieurs offres valables sera encore plus faible.
Quand l’idĂ©ologie vient au soutient du travail forcĂ©, difficile d’y voir l’amour de la libertĂ©.
erasoft a dit :
Donc, c’est une fausse solution Ă un faux problème. Bah, elle ira dans la poubelle, comme les autres fausses solutions aux faux problèmes, comme le CPE et le CNE. Ca prendra juste le temps que l’opinion publique comprenne bien que Sarkozy agit contre les mĂ©chants chĂ´meurs qui consomment l’aide que la France qui se lève tĂ´t paie… Comme la plupart des projets de loi de ce gouvernement, d’ailleurs.
Moi, ce que je trouve indĂ©cent, c’est qu’il est 8h15, que c’est le 7-10, et que tu as mis finalement très peu de temps pour Ă©crire une si bonne note…
Comme quoi, c’est quand on est libre qu’on fait les meilleures choses
Jeudi 12 juin 2008 à 08:14
groM a dit :
@Erasoft: c’Ă©tait le 7/10 d’hier - le temps justement que je ponde cette note en oubliant de mettre Ă jour les premiers mots
Jeudi 12 juin 2008 à 09:39
somni a dit :
Excellent billet comme d’habitude, parfaitement documentĂ© et argumentĂ©. Ne pas oublier que nombre de chĂ´meurs ne sont mĂŞme pas indemnisĂ©s (environ la moitiĂ© je crois, Ă vĂ©rifier)ce qui accentue encore le cĂ´tĂ© inane de la mesure
Jeudi 12 juin 2008 à 09:40
Fracassant a dit :
Je suppose que dans l’esprit de ce dĂ©putĂ©, il ne parlait que des chĂ´meurs indemnisĂ©s. Je suppose qu’ils auront la libertĂ© de renoncer Ă leurs indemnitĂ©s plutĂ´t que d’accepter un travail qui leur serait proposĂ©.
Jeudi 12 juin 2008 à 09:47
groM a dit :
@Fracassant: oui, “sous la menace d’une peine quelconque” …
@somni: [soupir] … oui. Je crois que je vais vraiment m’Ă©nerver quand ils vont mettre ça en place pour les fonctionnaires: ma femme qui demande sa mut depuis 5 ans …
Jeudi 12 juin 2008 à 09:49
authueil a dit :
Grom, tu devisn un vrai juriste ! coupeur de cheveux en quatre et pinailleur
Sauf que…
Tu confonds encore dĂ©claration politique et droit applicable ! la loi ne forcera jamais une personne Ă prendre un emploi dont elle ne veut pas. Elle se contentera de l’inciter fortement, en lui coupant les vivres en cas de refus.
continue comme ça, tu deviendra un deuxième diner’s room
Jeudi 12 juin 2008 à 10:06
groM a dit :
@authueil: merci du compliment
Cela Ă©tant, rassure-toi, je fais bien la diffĂ©rence entre les dĂ©clarations d’un dĂ©putĂ© envoyĂ© en voltigeur pour complaire Ă une partie de l’Ă©lectorat et le texte final.
Cela étant dit, une question et une indignation:
- Quelle est la marge de libertĂ© de choix dont dispose un chĂ´meur dont on se propose de couper les allocations ? Quelle est la diffĂ©rence entre une telle “incitation” et une “peine” alors qu’il est bien entendu que le chĂ´meur qui refuse est fautif.
- J’en ai plein le … de cette volontĂ© systĂ©matique de dĂ©signer des boucs Ă©missaires. Un jour les chĂ´meurs “volontaires”, un jour les “fonctionnaires immobiles”, le troisième les sans-papiers. Si on veut faire des Ă©conomies, on peut commencer par ne pas s’acheter un Air Force one.
Jeudi 12 juin 2008 à 10:25
Liberal a dit :
Wow. Comme quoi on peut prouver des trucs dingues avec un raisonnement imparable si on se gaufre dans les hypothèses.
Car le magnifique Ă©difice que vous avez construit sous nos yeux Ă©bahis s’effondre dès lors qu’on intègre que cette “obligation” vient en contrepartie d’une rĂ©munĂ©ration : les indemnitĂ©s ASSEDIC.
Et oui. Moi aussi, je peux ĂŞtre astreint Ă accomplir un travail forcĂ© ou obligatoire par mon employeur. J’ai signĂ© un contrat de travail : il me paie et je bosse. Je peux le forcer Ă me donner de l’argent sans ĂŞtre accusĂ© de vol et il peut me forcer Ă travailler sans ĂŞtre accusĂ© d’esclavagisme.
C’est curieux mais ce billet vous a manifestement demandĂ© pas mal de recherche. Pourtant, une recherche Ă©lĂ©mentaire aurait rĂ©vĂ©lĂ© que la plupart des pays europĂ©ens appliquent dĂ©jĂ des dispositifs similaires. Le fait que la CEDH n’ait pas mouftĂ© aurait dĂ» vous mettre la puce Ă l’oreille.
Mais bon, quelque chose me dit que ce billet s’adresse aux tripes de vos lecteurs plutĂ´t qu’Ă leurs mĂ©ninges.
Jeudi 12 juin 2008 à 11:01
groM a dit :
@Liberal: Le contrat de travail que vous concluez avec votre employeur nĂ©cessite votre plein consentement. Vous vous “offrez de votre plein grĂ©“. Alors que le chĂ´meur qui accepte un emploi pour ne pas ĂŞtre sanctionnĂ© lui, ne jouit pas de son plein consentement. Certains, d’ignobles libĂ©raux sans doute, y verraient mĂŞme “la menace d’un mal considĂ©rable et prĂ©sent”, une violence propre Ă vicier le consentement. Je n’irai pas jusque lĂ , de peur de vous dĂ©sobliger.
“Pourtant, une recherche Ă©lĂ©mentaire aurait rĂ©vĂ©lĂ© que la plupart des pays europĂ©ens appliquent dĂ©jĂ des dispositifs similaires. Le fait que la CEDH n’ait pas mouftĂ© aurait dĂ» vous mettre la puce Ă l’oreille.”
Figurez-vous que je n’ai pas eu besoin de procĂ©der Ă cela, car j’Ă©tais parfaitement au courant des dispositifs existant en Belgique, Allemagne et en Angleterre par exemple. Quant Ă la question de savoir pourquoi la CEDH n’a rien dit sur la question, Ă ma connaissance elle n’a pas eu Ă se prononcer sur la question. Si ce n’Ă©tait pas le cas, n’hĂ©sitez pas Ă m’indiquer les arrĂŞts dont il s’agit, je serais fort curieux de les lire.
Maintenant, une lecture fine de mon billet vous montrera que je rĂ©agissais Ă la diffĂ©rence qu’il y a entre inciter et obliger, diffĂ©rence fort importante sur laquelle le dĂ©putĂ© de la Marne semble passer très rapidement. Si je m’adresse aux tripes de mes lecteurs, celui-ci s’adresse donc aux tripes de son Ă©lectorat. Nous sommes donc quittes.
Jeudi 12 juin 2008 à 11:29
Rubin a dit :
@Liberal : Comme vous ĂŞtes dur ! Je lis pour ma part ce billet plus comme une rĂ©flexion d’ordre politique que comme une dĂ©monstration juridique.
On peut tout de même se demander si inciter aussi énergiquement est réellement souhaitable et/ou efficace. Non ?
Jeudi 12 juin 2008 à 11:32
Passant a dit :
“Quelle est la marge de libertĂ© de choix dont dispose un chĂ´meur dont on se propose de couper les allocations ”
La rĂ©ponse a Ă©tĂ© donnĂ©e pendant la campagne triomphale du PrĂ©cident, qui sera certainement prochainement repris pour les prochaines Ă©lections au ZimbabwĂ© : “ChĂ´meur, crevard, Ă©tranger, syndicaliste : La France, tu l’aimes, ou tu la quittes !”
Jeudi 12 juin 2008 à 12:03
Liberal a dit :
groM,
C’est parce que vous partez du principe que les indemnitĂ©s ASSEDIC sont un dĂ», un acquis, une sorte de droit imprescriptible alors qu’il s’agit de la contrepartie d’un contrat d’assurance; lequel recèle un certain nombre d’obligations, dont explicitement celle de chercher un job. L’analogie avec le contrat de travail persiste. Dès lors que j’ai besoin de mon salaire pour vivre, on pourrait considĂ©rer que menacer de ne plus me le verser constitue une “menace d’un mal considĂ©rable et prĂ©sent, une violence propre Ă vicier le consentement”. Toute la diffĂ©rence entre inciter et obliger et lĂ .
On peut regretter que les indemnitĂ©s chĂ´mage soient conditionnĂ©es, on peut militer (comme le fait Alexandre Delaigue chez econoclastes) pour abandonner toute rĂ©fĂ©rence Ă un dispositif assurantiel et transformer les ASSEDICS en revenu inconditionnel. Tout ceci est parfaitement lĂ©gitime, j’y incline moi-mĂŞme dans une certaine mesure.
La question de Rubin est pertinente. Les pays nordiques semblent combattre le chĂ´mage plus efficacement que nous. Ils utilisent des dispositifs contraignants mais pas seulement. Ils ont des services d’aide au retour Ă l’emploi infiniment plus efficaces que l’ANPE et ils utilisent leurs budgets de formation beaucoup moins connement que nous.
Il y a lĂ matière Ă un dĂ©bat de fond. Veut on tendre vers le modèle nordique, vers le revenu inconditionnel, ou vers une 3e voie? Si on veut imiter les Nordiques, que faut il changer Ă l’ANPE, que faut il changer Ă notre formation professionnelle?
Le vrai sujet est bien loin de l’esclavage moderne.
Jeudi 12 juin 2008 à 12:34
Anonymous a dit :
A Libéral et GroM :
non seulement de tels dispositifs existent déjà en Europe , mais ils existent déjà en France
http://verel.typepad.fr/verel/2008/04/offre-valable-d.html
Jeudi 12 juin 2008 à 12:39
Rubin a dit :
Effectivement, il est un peu hypocrite, et totalement inefficace, d’instaurer des incitations aussi puissantes sans amĂ©liorer au prĂ©alable le fonctionnement de l’ANPE.
A ce titre, la mesure annoncée est plus symbolique que réellement utile.
Avant de sanctionner ceux qui refuseraient deux offres raisonnables, assurons-nous qu’ils en aient au moins reçu une !
Jeudi 12 juin 2008 à 12:45
authueil a dit :
Rubin, justement, la fusion ANPE-UNEDIC est l’occasion d’amĂ©liorer le fonctionnement du service public de l’emploi. J’espère que cela fonctionnera, car il y en avait vraiment besoin !
Jeudi 12 juin 2008 à 14:31
Rubin a dit :
@authueil Je suis bien d’accord, mais la fusion n’est qu’une première Ă©tape. La seconde Ă©tape, c’est de s’efforcer de mettre fin au labyrinthe des visites en agence, entretiens d’Ă©valuation, stages en tout genre, j’en passe et des meilleures.
Jeudi 12 juin 2008 à 16:44
Passant a dit :
Et pour ça, supprimer les services et dispositifs que les chĂ´meurs ont pour mission d’employer, ce qui, en soi, remplit dĂ©jĂ un bon temps plein.
On en prend guère le chemin en rajoutant des contrĂ´les : on sent bien davantage la volontĂ© d’employer des services sans objet aux fins policières si chères Ă notre PrĂ©cident bien aimĂ© qu’une rĂ©el souci de bon usage de l’argent public.
Jeudi 12 juin 2008 à 16:59
Mista a dit :
La notion d’esclavage moderne me semble en rĂ©alitĂ© très large. Elle englobe Ă©galement pour moi les travailleurs qui cumulent 2 voire 3 emplois afin de “gagner plus” en complète infraction avec la lĂ©gislation nationale sur le temps de travail et le non-cumul.
On est loin de la notion d’esclavage forcĂ© au sens de l’arrĂŞt Siliadin C/ France, certes, mais pour autant tu me sembles viser juste en soulevant l”obligation” faite aux chĂ´meurs d’accepter un emploi Ă n’importe quel prix.
Jeudi 12 juin 2008 à 19:00
Laurent GUERBY a dit :
Liberal, un contrat necessite un choix libre de toute contrainte (groM le dira sans doute mieux que moi), un salariĂ© ne choisit pas de cotiser aux ASSEDIC c’est obligatoire, il n’y a donc pas de contrat. CQFD.
Ensuite la mesure chomage ne mesure que l’efficacite de la machine administrative d’un pays a transformer des chomeurs en inactifs (par des mesures contraignantes idiotes par exemple).
“Au quatrième trimestre 2004 selon l’OCDE le taux de chĂ´mage normalisĂ© pour les hommes de 25 a 54 ans Ă©tait de 4.6% aux USA et de 7.4% en France. Ă€ la mĂŞme pĂ©riode et pour le mĂŞme groupe, le taux d’emploi Ă©tait de 86.3% aux USA et de 86.7% en France. On constate donc sur ce groupe un taux de chĂ´mage 60% plus Ă©levĂ© en France qu’aux USA alors que plus de personnes travaillent dans le groupe choisi, ce qui est contre-intuitif si on s’attends Ă ce que le niveau de chĂ´mage reflète la situation du marchĂ© du travail.”
http://guerby.org/blog/index.php/2008/03/09/179-le-new-york-times-lit-mon-blog
Vendredi 13 juin 2008 à 21:54
somni a dit :
Je signale aux lecteurs et commentateurs de ce billet plusieurs articles du mensuel “Alternatives Economiques” du mois de juin sur ce sujet. On peut en donner un aperçu qui fait Ă©chos aux dĂ©bats :
Samedi 14 juin 2008 à 18:25
Laurent GUERBY a dit :
Oui et par exemple dans certains pays une dĂ©mission donne droit au chomage tout comme un licenciement, ce qui permets d’Ă©viter qu’une situation professionnelle nĂ©gative dĂ©gĂ©nère.
Samedi 14 juin 2008 à 22:26