Mardi 2 décembre 2008
Le bonheur (2)
A ce dernier Ă©gard, la perspective très normativiste dans laquelle le bilatĂ©ralisme privatiste s’est dĂ©veloppĂ© dans la doctrine continentale Ă©tait de nature Ă favoriser l’assimilation de l’objet de la rĂ©fĂ©rence de la règle de conflit aux règles substantielles abstraites du système Ă©tranger, dans l’indiffĂ©rence du point de vue concret qu’adopteraient ses organes en l’espèce par application de leur propre système de droit international privĂ©.
D. Bureau, H. Muir-Watt, Droit international Privé, Ed. PUF Thémis Droit, p. 495
erasoft a dit :
BrĂ»ler les bouquins, c’est mal, mais des fois, ça chatouille.
Mardi 2 dĂ©c 2008 à 08:38
groM a dit :
En fait, lĂ , ça m’a fait rire.
J’Ă©tais en train de lire, peinard, un article de Jean Foyer sur le retour de l’unilatĂ©ralisme dans les règles de conflit, Ă©crit Ă l’occasion, j’imagine, de l’introduction de l’article 310 du code civil (maintenant numĂ©rotĂ© 309). La teneur de cet article Ă©tait d’une limpiditĂ© totale jusqu’au moment oĂą il a parlĂ© de “renvoi”. Je me suis donc prĂ©cipitĂ© sur l’ouvrage en question, qui m’a certes appris ce qu’Ă©tait un renvoi en DIP, mais fichtre, il Ă©tait 23h30 et j’ai Ă©tĂ© pris d’un fou rire en lisant ce paragraphe-lĂ .
Pardonnez-moi.
Mardi 2 dĂ©c 2008 à 10:47
Thomas a dit :
C’est, en effet, tout-Ă -fait fascinant.
Mercredi 3 dĂ©c 2008 à 01:21
thedarkdreamer a dit :
Le professeur Guinchard avait coutume de dire, en plaisantant Ă moitiĂ©, comme Ă son habitude, que les juristes qui pratiquaient le droit international privĂ© Ă©taient “les seigneurs du droit”, car capable d’apprĂ©hender des niveaux de complexitĂ© bien supĂ©rieurs aux autres matières.
Mercredi 3 dĂ©c 2008 à 18:08