Résultats L3 CAVEJ
Avec un jour d’avance, les résultats de L3 du CAVEJ pour le délestage de février ont été mis en ligne.
Bonne chance à ceux de nos lecteurs qui sont concernés
Avec un jour d’avance, les résultats de L3 du CAVEJ pour le délestage de février ont été mis en ligne.
Bonne chance à ceux de nos lecteurs qui sont concernés
Entre une dissert de droit des sûretés (Les obligations d’information en matière de cautionnement) et une petite fiche de libertés fondamentales, un petit cri d’indignation dans le vide.
J’ai découvert de près hier le centre Pierre Mendès-France de l’université Paris 1. Je ne vous cache pas que la photo en lien est aussi flatteuse que trompeuse.
C’est la fameuse tour seventies du 90 rue de Tolbiac. L’entrée ressemble à celle d’un parking souterrain. Dans la cour, des rubans rouges et blancs délimitent des zones qu’il est interdit de fréquenter car on risque de se prendre sur le coin de la figure une vitre tombée des étages (il doit pourtant bien y avoir à Paris 1 un publiciste qui connaisse la notion de défaut normal d’entretien d’un ouvrage public, non ?). L’intérieur est sombre, mal entretenu. Les amphis sont situés en sous-sol; ils sont taggués, bas de plafond. L’espace est furieusement non fonctionnel. Bref, à côté de ça, le centre Saint-Hippolyte est une merveille de confort et une cathédrale de lumière.
Franchement, Pierre Mendès-France n’a pas mérité ça; et les étudiants non plus. Les syndicats étudiants devraient sincèrement faire une priorité des conditions d’études. Pour autant que je voie tant sur le site de l’UNEF, que sur celui de l’UNI, l’amélioration des conditions de travail dans les universités n’a pourtant pas l’air de faire partie de leurs préoccupations majeures.
Aujourd’hui, j’ai reçu un CD tout frais de droit des sûretés et de un autre de droit communautaire, qu’on avait pas pu percevoir au début de l’année. En matière de droit des sûretés, ce retard vient du fait que le cours a été entièrement refait pour inclure l’ordonnance de 2006. Cela est bel et bon. J’ai en revanche du mal à croire que le cours de droit communautaire ait été refait pour inclure des développements sur le traité de Lisbonne. A titre de preuve, un extrait de la première leçon:
Le traité de Paris avait été conclu pour 50 ans. Le problème de sa révision, de sa prorogation ou de son incorporation dans une autre communauté européenne se posera donc lors de l’année 2002.
Soupir fatigué.
Bon, histoire de se changer les idées avec un sujet léger, le pari est raté, puisque nous avons eu droit à cet arrêt: Cass. Com. 22 novembre 2005.
Voilà mon plan:
I. Le strict contrôle des conditions de reprise
A. Le mécanisme de reprise: interprétation stricte des conditions du décret de 78
B. Le refus de l’approbation implicite
II. Le contrôle de la révocation des dirigeants
A. Un contrôle plus poussé du contradictoire ?
B. Mais l’exigence d’une faute dolosive est toujours la même
En cette période où l’examen du cours de droit des sociétés approche, procédons par raisonnement éliminatoire: connaissant la liste des sujets présentés en TD, qui ont une forte probabilité de faire l’objet d’un examen; connaissant la tendance des sujets de commentaire d’arrêt de ces dernières années à utiliser des arrêts récents; connaissant l’intérêt généralement supérieur des arrêts publiés au bulletin; connaissant enfin la proportion de sujets tirés des arrêts de la chambre commerciale, il nous reste trois arrêts publiés en 2007 qui feraient de beaux candidats sujets d’examen:
Bon, et puis même si les probabilités ne sont pas avec nous, ou si elles le sont et que, Mme G’Sell lisant ce blog, elle change in articulo mortis les sujets, cela fait toujours de quoi se préparer …
Comme promis hier, une nouvelle fiche est disponible: Grands arrêts, petites fiches du droit administratif des biens.
La formule est la même, une très courte fiche sur chaque arrêt, histoire de se remettre en mémoire facilement ce que dit l’arrêt. Le programme est celui du cours de L3 (1er semestre) de Mme Chaperon, au CAVEJ. Les recommandation de prudence sont aussi les mêmes: ne me faites pas une confiance aveugle, lisez les arrêts vous-mêmes.
Maintenant, bonne lecture !
Retour au centre Saint-Hippolyte. Au programme des festivités:
Sinon, c’était fête, il y avait du papier dans les toilettes, le passage et l’émargement étaient bien organisés, les gens étaient aimables … Par contre si je tenais la lumière qui a eu l’idée de poser des arrêtoirs de porte en caoutchouc pour éviter que les bancs (qui se replient) ne claquent … Cela empêche le banc de se mettre complètement en position basse et donc il forme un angle aigu avec le dossier. Vachement confortable. Enfin, faisons confiance aux générations futures d’étudiants et au développement de l’obésité pour applatir tout ça !
Je voudrais rendre un vibrant hommage au site du Professeur Jean-Michel Dorlet, Droit du travail en ligne. Mon enthousiasme se fonde sur plusieurs excellentes raisons.
D’une part, en qualité d’étudiant, je dois dire que ce site est remarquablement pratique pour préparer des examens, approfondir une question de cours. Il comprend en effet des mémos sur les points essentiels du droit du travail, qui sont des fiches bien structurées sur des points précis, des fiches de TD et, chose encore plus rare, les corrigés correspondants. Dans la mesure où le CAVEJ ne prévoit pas de TD de droit du travail, c’est furieusement utile. Sans parler, chose classique sur les blogs juridiques, de commentaires d’actualité forts intéressants.
Dans un second temps, je dois dire que je suis épaté par le travail réalisé - manifestement avec des moyens réduits. Il n’y a rien de rigolo en termes techniques, tout est à la portée de quiconque sait utiliser un blog. D’ailleurs, M. Dorlet utilise une plateforme tout à fait banale pour héberger son site. Il demeure que, tout limité qu’il soit, ce site est supérieur en termes de contenu à tout ce que j’ai pu voir de l’offre de Paris 1 en termes d’environnements numériques de travail. Morale de l’histoire, avant de podcaster les cours, il est bel et bon de prévoir un bête support écrit, des TD, bref de quoi faire bosser les étudiants.
Enfin, je pense que ce type d’effort contribue plus au rayonnement du droit français et des universités que bien des initiatives institutionnelles beaucoup plus coûteuses. A l’heure où le MIT met un fonds énorme en ligne, ce qui fait baver tout le monde, M. Dorlet montre la voie: il faut d’abord du contenu pour être crédible, sans qu’il soit besoin de réinventer la roue sur le plan technique.
Pour terminer, j’ai envie de dire à nos amis enseignants de ne pas avoir peur d’Internet. Mettez vos productions en ligne ! Je sais qu’il existe un certain nombre de craintes, liées à la peur de se faire plagier, à celle de se confronter au regard critique de ses collègues. Qu’importe ! Si les enseignants en droit ne savent pas faire respecter leur droit d’auteur, c’est à désespérer; quant à la critique, elle est à la base de la rigueur scientifique, en droit comme ailleurs.
Alors, franchissez le pas !
Ca y est, je suis finalement inscrit pédagogiquement (soupir de soulagement)
J’ai renoué ce weekend avec la joie que l’on tire, en se couchant le soir, d’avoir fait ses 15 fiches d’arrêt dans la journée. J’ai décidé d’en faire plus (de fiches d’arrêt) cette année, notamment dans les matières “secondaires” comme le droit du travail ou le régime de l’obligation. Marre du bourrage de crâne pur et simple: autant essayer de s’imprégner et de retenir sur le long terme, donc plus de fiches.
La bonne nouvelle, c’est qu’à force, le droit des obligations semble finir par rentrer, je crois même commencer à en comprendre vaguement des petis trucs. Je ne doute cependant pas que l’oral de régime de l’obligation m’apportera un démenti cinglant
Merci la grève (non, non, c’est pas ironique): faute de dizaines d’étudiants hystériques, demeurés sans doute bloqués chez eux, l’inscription pédagogique, pour la première fois depuis trois ans, s’est passée dans le calme: presque un moment de détente. Le personnel du secrétariat était tout à fait charmant.
Merci la grève, deuxième. Je suis très impressionné par Vélib. Je trouve sincèrement que la qualité du service est très bonne (aucun problème pour trouver un vélo vers Montparnasse, du moment que l’on accepte de marcher 5 minutes pour aller Boulevard Raspail ou sur les Invalides, les bornes marchent bien; c’est génial de pouvoir prendre un vélo en posant son passe Navigo). C’est vraiment un excellent service de complément des transports en commun … quand il fait beau. C’est aussi dans ces moments qu’on se rend compte de l’intérêt d’élargir les couloirs de bus. Maintenant, au moins, Boulevard Saint-Germain, on a une chance de survivre à son voyage.
Question bête: pourquoi ne peut-on souscrire un abonnement annuel sur la borne, avec son fameux passe Navigo ?
Merci la grève, troisième. Passer un beau matin d’hiver à vélo entre les Tuileries et le Louvre … Il paraît même qu’il y a des touristes qui payent très cher pour ça.
Réserves d’inteprétation sur les tests ADN dans la décision du Conseil Constitutionnel sur la Loi relative à l’immigration: le dispositif devient purement supplétif. J’attends de voir avec curiosité ce que répondront les services préfectoraux quand on leur opposera les réserves d’interprétation du CC. Ce sera aussi drôle que d’entendre Mariani expliquer aux télé qu’il avait raison.
Au delà du divertissement, la décision est éminemment politique. J’aimerais qu’elle soit un peu plus juridique: la motivation du Conseil pour repousser le grief d’inégalité fondée sur le sexe me semble en particulier assez mince.
Non conformité pour “le fichage racial”. Je n’avais pas l’ombre d’un doute avec Debré comme Président du Conseil. C’est l’avantage des Gaullistes canal historique.
La blogosphère tonne de commentaires peu amènes à l’égard des mouvements étudiants. Jules et Paxa dénoncent les méthodes utilisées dans les AG. Dimitri Houtcieff se demande où est l’intérêt des étudiants. Etant, aussi bien dans Lieu-commun que dans Droit-commun, ces cercles blogosphériques de haute volée, l’un des rares (le seul ?) étudiant en premier cycle, souffrez, amis lecteurs, que j’ajoute ma pierre au débat. La suite